Biographies

Paul Lay

En 2016, Paul Lay reçoit le Prix « Django Reinhardt », qui distingue le meilleur artiste de jazz français de l’année, décerné par l’Académie du jazz.

Il est aussi élu Révélation Française par le Critic Poll 2015 (Jazz Magazine).

En 2014 il reçoit le Grand Prix du disque de Jazz de l’Académie Charles Cros, avec son album Mikado.

“Excellente imagination harmonique, jeu très diversifié, compositions des plus intéressantes, connaissance évidente de l’histoire du jazz, discours personnel. Paul Lay a tous les atouts pour « monter » et durer ! — Martial Solal

Après des études au Conservatoire de Toulouse, puis au CNSM de Paris, département Jazz et Musiques Improvisées avec Hervé Sellin, François Théberge, Glenn Ferris et Dre Pallemaerts, Paul Lay se perfectionne auprès de Riccardo Del Fra.

Prix de soliste au Concours National de Jazz de la Défense, Paul Lay est lauréat de prestigieux concours internationaux (Piano-Jazz de Moscou, Piano-Jazz Martial Solal, Piano jazz de Montreux), ainsi que de la Fondation Meyer, Mécénat Musical Société Générale.

En récital solo et avec ses différentes formations en trio avec Dré Pallemaerts et Clemens Van Der Feen, en Quartet avec Antonin Hoang, ou avec « Alcazar Memories » aux côtés d’Isabel Sörling et Simon Tailleu, Paul Lay poursuit une carrière internationale. Paul se produit régulièrement au Festival de Jazz de Marciac, à la Scène nationale de Cherbourg, à Jazz à la Villette, au festival d’Annecy, de Biarritz, de Cologne, au Midsummer Festival d’Hardelot, à Musique à l’Empéri, à La Criée à Marseille, à Piano aux Jacobins à Toulouse, au Festival de La Roque d’Anthéron, au North Sea Jazz Festival à Rotterdam, au Festival Radio France Montpellier, à La Folle Journée de Nantes.

Il joue aussi dans les formations de Géraldine Laurent Quartet, Eric Le Lann Quartet, Riccardo Del Fra Quintet, Ping Machine, Shauli Einav Quintet, l’ensemble Aum de Julien Pontvianne.

A l’occasion de la première journée internationale du Jazz à l’Unesco, il accompagne Barbara Hendricks en duo pour un medley de spirituals et gospels.

 

Isabelle et Florence Lafitte

Isabelle et Florence Lafitte sont sœurs et jumelles. Voilà pour l’anecdote, celle qui est reprise partout dans la presse. Passée la petite histoire, on entre dans un univers, celui du duo pour pianos, genre peu connu parce qu’exigeant, terriblement exigeant pour les artistes, donc rare.

Il ne s’agit plus en effet de deux personnalités cumulées, associées comme deux demi pianistes qui en feraient un seul, mais d’une entité aussi riche qu’un orchestre, aussi intransigeante qu’un quatuor à cordes lequel se réunit tous les jours, d’abord et avant tout pour définir un son et pour le développer en le mettant au service des œuvres.

Trente-six ans de travail, trente ans de concerts. Tel est le résultat du duo Lafitte quand il s’inscrit dans le temps. D’abord, il a fallu apprendre à jouer ensemble, c’est-à-dire à trouver à travers la rythmique, la pulsation commune. Non pas uniforme, commune. Comme un vieux couple où chacun trouve enfin son éclosion individuelle dans une évolution commune. L’émancipation est intérieure et musicale.

Vibrant, le duo de pianos prend un caractère terrible lorsqu’il affronte l’orchestre : l’Orchestre National de France, l’Orchestre du Mozarteum de Salzbourg, l’Orchestre National du Capitole de Toulouse, l’Orchestre Philharmonique de Hong Kong, l’Orchestre Royal Philharmonique de Flandres… Les concertos de Mozart, de Poulenc, bien sûr, mais tant d’autres si peu joués.

Car le répertoire est immense. Sans vertige mais attirées par cette immensité, Isabelle et Florence Lafitte le parcourent souvent en éclaireur. Aller ailleurs et désirer cet ailleurs. Leur répertoire s’enrichit. Il faut passer le cap du Scaramouche de Milhaud et des Danses hongroises de Brahms. Elles jouent un Sonnet de Pétrarque directement depuis le manuscrit de Liszt, puisqu’il n’est ni joué ni édité. Elles ont créé une base de données de plus de sept mille œuvres pour deux pianos. Elles continuent d’en chercher et d’en demander. Rien n’excite davantage leur jeu que les créations qu’elles sollicitent ou qu’Isabelle écrit elle-même.

Aux demandes de concert, elles répliquent qu’elles peuvent sortir des sentiers battus, qu’elles aiment se promener quitte à passer par des thématiques comme “l’Extraordinaire et le quotidien”, fruits de cogitation où les goûts et la logique s’épousent le temps d’un concert. Cette richesse de terres en friche qu’elles jardinent et ordonnent s’est placée au fondement d’un militantisme pour deux pianos. Le duo-passion motive la quête.

Le public ne s’y trompe pas. Car le duo de pianos est d’abord spectaculaire. Il n’a pas la féroce intimité du quatre mains et se révèle toujours comme un moment d’intensité que sculptent les vibrations de deux instruments géants. Les grandes salles de concert en Asie, en Europe (le Concertgebouw d’Amsterdam, le Novel Hall de Taipei, la Musikhalle de Hamburg, le KKL de Lucerne, etc.) les accueillent, les reçoivent, les attendent parmi des programmations prestigieuses. La fusion avec la salle est quasi immédiate et l’on regarde autant qu’on entend.

Alors, la gémellité d’Isabelle et Florence Lafitte sert les regards comme au jeu des différences et l’ouïe prend le dessus, qui descelle les tempéraments, cette façon magnifique de servir la musique.

Christophe Mory

Clara et Marie Becker

Les jumelles Clara et Marie Becker, nées en Allemagne, ont commencé le piano à l’âge de 7 ans.  Elles se sont intéressées à la littérature pour duo de piano, à quatre mains ou à deux pianos, depuis 2013. Elles travaillent depuis 5 ans avec la pianiste et compositrice Birgitta Lutz. En 2013 et 2015, elles ont gagné deux prix en Allemagne aux concours de duo de piano « Karel-Kunc » et « Jugend musiziert ». Clara et Marie ont participé à des Master Class en Israël et en Allemagne avec Yuval Admony, Tami Kanazawa, Andrzej Pikul, Hans-Peter et Volker Stenzl. En 2016, les jumelles ont été invitées à jouer le Concerto pour deux pianos de Mozart avec l’Orchestre de la Philharmonie de Thuringe, elles ont donné des concerts au Festival Schubert à Speyer, au Festival International de piano de Subotica et, en décembre 2016, à la Maison de Radio France.

Jacky Terrasson & Stéphane Belmondo

« Mother »

La collaboration entre le pianiste Jacky Terrasson et le trompettiste/bugliste Stéphane Belmondo ne date pas d’hier. Devenus des amis proches lors de leurs débuts à Paris il y a près de trente ans puis au sein du groupe de Dee Dee Bridgewater au milieu des années 90, les deux musiciens ont toujours eu une relation musicale privilégiée. Après s’être un temps perdus de vue, ils renouèrent il y a six ans à l’occasion d’un concert donné en duo dans le sud de la France. Enregistré à l’automne 2015 et en avril dernier au studio Recall dans le village de Pompignan, non loin de Montpellier, « Mother » est l’aboutissement de ces retrouvailles.

Alors que « Take This », le dernier album de Jacky Terrasson, sorti chez Impulse! en 2015, faisait la part belle aux boucles, aux rythmes africains, au Fender Rhodes et au hip-hop, « Mother » se distingue par la quiétude et la mélancolie qui émanent de ses quatorze titres. Ce nouvel album comprend des compositions originales, des standards américains de Charlie Haden et de Dave Brubeck, des classiques de la chanson française (comme « La Chanson d’Hélène », tirée du film de Claude Sautet « Les Choses de la vie »), une reprise de Stevie Wonder, ainsi que différents interludes (notamment « Pic Saint-Loup », quarante secondes de pure fantaisie dont le titre fait référence au vin de la région où se trouve le studio Recall, et « Pompignan », un hommage détonnant à la ville qui les a accueillis pour l’enregistrement).

« Après avoir enregistré une trentaine de chansons en trois jours, nous nous sommes rendu compte que les ballades sonnaient superbement bien », explique Jacky Terrasson. « Elles avaient une beauté et une atmosphère bien à elles. Quand est venu le moment de choisir les morceaux à conserver pour le disque, on a donc décidé de ne garder que les morceaux plus lents afin de donner une atmosphère bien particulière à cet album, à la fois intimiste, romantique et apaisée. « Mother » est fondamentalement un album de ballades ».

Au cours des deux dernières années, Jacky Terrasson et Stéphane Belmondo sont repartis en tournée, bien des années après avoir donné leur premier concert en duo. Les deux artistes profitèrent de l’occasion pour développer un son à nul autre pareil, cultiver leur complicité et donner naissance à un univers musical aussi ludique que fascinant.

Pour cet album, Jacky Terrasson a  apporté le solaire « Hand in Hand » et Stéphane Belmondo le magnifique « Souvenirs ». « Mother » s’ouvre sur « First Song », le morceau poignant de Charlie Haden dont les deux musiciens font ressortir à merveille la beauté mélancolique, et se referme sur une splendide interprétation du célèbre « Que reste-t-il de nos amours » de Léo Chauliac et Charles Trenet, sorti en 1943.

« Les interludes ont vu le jour lorsque nous avons décidé, Stéphane et moi, de nous lancer dans des improvisations en nous accordant une liberté totale pour voir ce que ça donnerait », explique le pianiste. « Fun Keys », dont les soubresauts très free introduisent une rupture dans l’atmosphère apaisée du disque, et « Les Valseuses », une approche à la fois malicieuse et volontairement désuète du morceau de Stéphane Grappelli, constituent de parfaites illustrations de cette manière de procéder.

La reprise de « You Are the Sunshine of My Life » ne manquera pas de surprendre les fans de Stevie Wonder, les modifications harmoniques que lui font subir les deux musiciens rendant la chanson presque méconnaissable. « C’est toujours pareil avec nous », reconnaît Jacky Terrasson en éclatant de rire « Qu’il s’agisse d’un morceau de Stevie ou de Monk, il faut se l’approprier, sinon quel est l’intérêt ? »

Alors que l’album devait au départ s’appeler « Twin Spirit », Jacky Terrasson, Stéphane Belmondo et Jean-Philippe Allard (à la fois co-producteur de l’album et directeur d’Impulse!) ont finalement décidé de le rebaptiser « Mother », d’après le titre de la composition du pianiste figurant sur le disque. La mère de Jacky Terrasson a en effet disparu peu après que la production de l’album a été achevée. « Nous avons décidé de lui rendre hommage », explique le pianiste. « J’ai écrit ce morceau il y a un moment et cette version est particulièrement intense. Cette chanson est dédiée à ma mère bien sûr mais plus largement à toutes les mères et à toutes les femmes qui ne peuvent l’être. »

Olivier Garouste

Formé à la télévision pirate parisienne, « Onde Sans Frontière » (O.S.F.) en 1998 et le collectif de mix d’images Ya-K Jouant avec les nombreux procédés audiovisuels, du format Super 8mm au numérique, pour le théâtre, la télévision, le cinéma ou la scène.

Création de visuels pour la scène dans toutes ses formes : théâtre, opéra, concert, danse, et performance. En improvisation jazz, rock et musique électronique, avec Matthew Shipp, Jonathan Pontier, le Cabaret Contemporain, DJ Premier … Pour Jazz à la Villette, Banlieue Bleue, Les Dominicains de Haute Alsace, La machine du Moulin Rouge… Au théâtre, pour le théâtre du Rond-Point, Théâtre de la Ville, pour la MC2 de Grenoble, le théâtre de Vidy Lausanne, pour Véronique Bellegarde, Jean-Claude Gallotta, Nasser Djemai … Pour les magasins Chanel, les restaurants de Philippe Starck, sur les routes de France, en Italie, Suisse, Angleterre … Réalisation de courts, moyens et longs métrages. Des documentaires dont « Le Cannibale s’est fait manger! », « Rond-Point Paris Beyrouth », « Traduire manticore », ou les making of des « Aventures de Rabbi Jacob », Des fictions, avec « Ca tourne court » primé au Festival Indépendant du film de New York en 2004 Des clips pour Irwins Conspyracy, Louis Ronan Choisy, et le rappeur Pepso.

 

 

 

Katia et Marielle Labèque

Katia et Marielle Labèque, deux sœurs pianistes, sont connues pour la fusion et l’énergie de leur duo.

Leurs ambitions musicales ont débuté très tôt et c’est leur interprétation contemporaine de Rhapsody in Blue de Gershwin (un des premiers disques d’or de la musique classique) qui leur a apporté la consécration internationale. Depuis lors, elles poursuivent une éblouissante carrière tout autour du monde.

Elles sont invitées régulièrement par les orchestres les plus prestigieux : Royal Concertgebouw d’Amsterdam, Berlin Philharmonic, Bayerischer Rundfunk, Boston Symphony, Chicago Symphony, Cleveland Orchestra, Dresden Staatskapelle, Leipzig Gewandhaus, London Symphony, London Philharmonic, Los Angeles Philharmonic, Filarmonia della Scala, Philadelphia Orchestra, and Vienna Philharmonic, sous la direction de Semyon Bychkov, Lionel Bringuier, Sir Colin Davis, Gustavo Dudamel, Charles Dutoit, Sir John Eliot Gardiner, Miguel Harth-Bedoya, Kristian Jarvi, Paavo Jarvi, Zubin Mehta, Seiji Ozawa, Antonio Pappano, Georges Prêtre, Sir Simon Rattle, Esa-Pekka Salonen, Leonard Slatkin, Michael Tilson Thomas et Jaap van Zweden.

Elles jouent aussi avec des ensembles de musique baroque tels The English Baroque Soloists avec Sir John Eliot Gardiner, Il Giardino Armonico avec Giovanni Antonini, Musica Antica avec Reinhard Goebel, Venice Baroque avec Andrea Marcon et Il Pomo d’Oro. Elles ont récemment effectué une tournée européenne avec l’Orchestra of the Age of Enlightenment et Sir Simon Rattle.

Katia et Marielle ont le privilège de travailler avec de nombreux compositeurs de leur temps : Thomas Adès, Luis Andriessen, Luciano Berio, Pierre Boulez, Philip Glass, Osvaldo Golijov, György Ligeti, Olivier Messiaen. Le 6 mai 2015 Katia et Marielle ont donné au Walt Disney Hall de Los Angeles la première mondiale du nouveau Concerto de Philip Glass (écrit pour elles) avec l’Orchestre Philharmonique de Los Angeles sous la direction de Gustavo Dudamel. Un nouveau concerto de Bryce Dessner, écrit pour le duo, sera prêt en 2018.

Parmi les théâtres et les festivals prestigieux où elles se produisent, citons : Vienna Musikverein, Hamburg Musikhalle, Munich Philharmonie, Carnegie Hall, Royal Festival Hall, La Scala, Berlin Philharmonie, Blossom, Hollywood Bowl, Lucerne, Ludwigsburg, Mostly Mozart, The BBC Proms, Ravinia, Ruhr, Tanglewood, Salzburg… Plus de 33.000 spectateurs ont assisté au concert de gala qu’elles ont donné au Berlin’s Waldbühnne avec l’Orchestre philharmonique de Berlin sous la baguette de Sir Simon Rattle (disponible en DVD Euro Arts).

Pour leur propre label KML Recordings, elles ont enregistré en 2014 l’album Sisters qui rassemble des moments musicaux captés au cours de leur vie personnelle et professionnelle. Parmi les albums précédents figurent Gershwin/Bernstein et leur projet Minimalist Dream House (50 années de musique minimaliste). Le nouveau DVD à paraître en collaboration avec Euro Arts sortira au printemps 2017 : The Labèque way, une lettre d’Alessandro Baricco à Katia et Marielle, produit par « El Deseo » (Pedro et Augustin Almodovar) et réalisé par Félix Cábez.

Elles ont aussi créé la Foundation KML dans le but de stimuler la création et développer la connaissance du répertoire pour deux pianos, grâce à la rencontre entre artistes d’horizons divers. Un des projets récents de la Fondation a été un concert autour de la musique de Moondog, en collaboration avec King’s Place à Londres et dans le prolongement de leur travail avec les compositeurs minimalistes.

En mai 2015 elles créent à la Philharmonie de Paris la nouvelle œuvre de David Chalmin, Star-Cross’d Lovers, écrite pour deux pianos, guitare électrique et batterie, sur le thème de Romeo et Juliette de Shakespeare. Cette pièce accompagne une chorégraphie pour sept danseurs créée par le célèbre « break-dancer » Yaman Okur (Madonna, Cirque du Soleil). Cette production a été présentée au Théâtre du Châtelet à Paris, ainsi qu’en tournée européenne jusqu’à octobre 2016.

Un record de 100.000 auditeurs ont assisté au concert Vienna Summer Night Concert 2016 à Schönbrunn (disponible en CD et DVD chez Sony), où Katia et Marielle ont joué avec l’Orchestre Philharmonique de Vienne sous la direction de Semyon Bychkov et plus d’1,5 milliard de téléspectateurs ont pu suivre ce concert-évènement dans le monde.

En août 2016, le label KML Recordings a rejoint le label historique Deutsche Grammophon. La ré-édition de deux CDs de leur album Minimalist Dream House couplé avec le premier enregistrement de leur projet Love Stories suit leur concert à la Philharmonie de Paris le 25 septembre 2016.

Leur nouveau CD chez Deutsche Grammophon consacré au Sacre du Printemps de Stravinski et aux Epigraphes antiques de Debussy est sorti en 2016, ainsi que la biographie intitulée Une vie à quatre mains de Renaud Machart, aux éditions Buchet-Chastel.

 

 

Duo Jatekok

Pour Naïri Badal et Adélaïde Panaget, la première rencontre avec le piano se fait dans leur prime jeunesse. C’est auprès de sa grand-mère Joyce Boujikanian, pianiste concertiste et professeur au Liban, que dès l’âge de cinq ans Naïri comprend l’exigence et l’excellence qu’implique de devenir pianiste ; tandis qu’au même moment, Adélaïde découvre dans le salon familial l’instrument qui servait aux cours de sa grand-mère, elle aussi professeur de musique. Deux familles bienveillantes qui feront le choix éclairé d’une classe à horaires aménagés au Conservatoire Régional de Paris dans la classe de Brigitte Bouthinon-Dumas. Ce sera là l’occasion d’une seconde rencontre décisive, celle de deux petites filles espiègles qui verront naître une amitié et une complicité musicale qui continue de grandir aujourd’hui.

Entraînées très tôt à quatre mains par leur professeur qui révèle l’évidence de leur entente, Adélaïde et Naïri construisent en parallèle leurs personnalités pianistiques individuelles. Les deux filles se retrouvent régulièrement pour se rôder, s’entraîner, et remporter de nombreux concours. Aux quatre coins du monde, elles interprètent les classiques en solo ou avec orchestre tout en développant leur jeu auprès de John O’Connor en Irlande, Avédis Kouyoumdjian en Autriche ou encore Nelita True aux États- Unis.
C’est donc tout naturellement qu’elles se retrouvent au prestigieux Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris pour aboutir leur formation, Naïri, dans la classe de Brigitte Engerer et Adélaïde, dans celle de Nicholas Angelich. Elles cultivent dorénavant leurs personnalités artistiques au contact d’éminents pédagogues et artistes, D. Bashkirov, F. Braley, C. Eschenbach, G. Joy-Dutilleux, Y. Markovitch, J-C. Pennetier, C. Ivaldi et le trio Wanderer pour ne citer qu’eux.
Plusieurs choix marquants vont enfin sceller les premières heures de leur duo, celui notamment d’un master spécialisé pour deux pianos et quatre mains sous la direction de Claire Désert et Ami Flammer, ainsi qu’une résidence avec le quatuor Artemis à la Chapelle Musicale Reine Elisabeth en Belgique qui les lancera définitivement dans le monde professionnel.

Lors d’un concours à Valberg en 2007 elles forment officiellement leur duo et interprétent sur le conseil de Claire Désert une pièce contemporaine de Kurtág : Jatekok. Une œuvre qui cristallisera leur entente, faite de petites miniatures lyriques, contemplatives, pleines d’émotion. Jatekok, « le jeu » en hongrois, une idée qui fera leur signature.
Lauréates de deux grands concours internationaux pour duo de pianos, Rome en 2011 et Gand en 2013, elles construisent un répertoire à l’image de leur dynamisme et de leur expressivité. Leur premier album « Danses » distribué par le label Mirare en 2015 est unanimement reconnu par la presse et le duo va le présenter dans de grands festivals et des scènes importantes de la musique classique : le festival de la Roque d’Anthéron, les folles journées de Nantes, l’Opéra de Varsovie, la Cité de la Musique à Paris, la salle Flagey de Bruxelles, le musée Dvorak à Prague, le théâtre Borsellino en Sicile, ou encore l’auditorium del Massimo à Rome. Invitées par l’Orchestre de Chambre de Genève ou par le Sinfonia Varsovia, elles multiplient les rencontres musicales ce qui les amène à constituer un quatuor avec les percussionnistes solos de l’Opéra de Paris et de l’orchestre de Radio France : J-B. Leclère et N. Lamothe. Elles sont soutenues par la Fnapec et la Spedidam.
Au-delà de l’interprétation de pièces classiques devant des publics avertis, le Duo Jatekok aime à faire partager son amour d’un art parfois difficilement accessible au plus grand nombre. C’est ainsi qu’elles multiplient les occasions pour construire des liens originaux avec le public, que ce soit en prenant le micro pour expliquer l’origine d’une pièce ou l’histoire d’un compositeur, interpréter Casse-Noisette avec Marina Sosnina, dessinatrice sur sable, ou encore illustrer le Petit Prince accompagné du comédien Julien Cottereau.
Naïri Badal et Adélaïde Panaget trouvent un chemin vers un public qui reconnaît leur sincérité, leur simplicité, leur talent. Jatekok : jouer du piano, avec le piano, à quatre mains, à deux pianos, classique, contemporain, avec le public, avec d’autres musiciens, d’autres artistes. Jouer, c’est l’essence de leur Duo.

 

Laura et Béatrice Puiu

« Les sœurs jumelles Laura et Béatrice constituent un des plus importants duo pour piano du panorama artistico-musical international. Dotées d’un extraordinaire talent artistique et d’un grand magnétisme, elles possèdent d’exceptionnelles capacités, expressives, techniques et musicales, empreintes d’une superbe et géniale créativité interprétative. » (Alberto Cima « Suonare News » 2010)
Nées à Bucarest en Roumanie et naturalisées italiennes, Laura et Béatrice Puiu débutent l’étude du piano à l’âge de quatre ans au lycée d’Art Enesco où elles étudient avec le maître Alexandru Dumitrescu. A neuf ans, elles participent au Concours International « Città di Stresa » qu’elles remportent aussi bien comme solistes qu’en duo pour piano, bénéficiant de bourses d’études pour le Conservatoire Verdi de Milan où elles obtiennent leur diplôme. Parallèlement au Conservatoire, elles obtiennent le diplôme en musique de chambre – piano duo à l’Académie Internationale “de Piano  d’Imola.
Elles sont lauréates de nombreux concours nationaux et internationaux et mènent depuis leur enfance une intense carrière de concertiste dans de prestigieuses salles et théâtres.
Depuis plus de quinze ans, elles soutiennent et promeuvent une importante activité pédagogique avec des méthodes innovantes d’enseignement pour l’étude du piano.
En 2008 elles fondent l’Association Culturelle Internationale de Musique et Arts SferMusic no profit, qui se propose de développer, diffuser et accroître la connaissance de la musique classique et de la culture en général.
Leur répertoire s’étend de Bach aux compositeurs d’aujourd’hui. Elles sont également engagées dans le développement et la diffusion du répertoire pour duo à travers leurs propres arrangements pour quatre mains et deux pianos.
Différents titres honorifiques et artistiques leur sont attribués, comme “Young Steinway Artist” en 2009 et le titre de Citoyennes d’Honneur de la Mairie de Sestino (Arezzo) en 2013. Elles sont Artistes Steinway.
Depuis 2016, elles enseignent à la Faculté de Musicologie de Bucarest (Roumanie) l’interprétation du duo de piano.