Biographies

Khismatullina Aigul Rustamovna (chant)

Née en 1989 à Naberezhnye Chelny au Tatarstan, Khismatullina Aigul Rustamovna a étudié au Conservatoire d’état de Kazan où elle enseigne aujourd’hui.
Elle a participé à de nombreux festivals et concerts, et a gagné nombre de concours. Elle est entre autres lauréate dans la catégorie « Pour la formation réussie d’un acteur de théâtre musical » pour le rôle de Juliette dans « Roméo et Juliette » de Gounod), du concours des jeunes interprètes du XI° Festival International de chants tatars, du 7ème Festival International de romance russe « White Acacia », du 2ème concours de musique russe (Moscou, 2014), du 4ème concours international pour chanteurs de chambre (Kazan, 2015)…
Depuis 2010, elle travaille en étroite collaboration avec le Big Concert Hall Saidashev. En 2015, à l’invitation de Boris Berezovsky, elle a participé au festival All Russia “ Music of the Earth”.

Elle est actuellement soliste sur la scène Primorsky du théâtre Mariinsky à saint Pétersbourg.

Alexandre Castro-Balbi (violoncelle)

Alexandre Castro-Balbi est né en 1991 à Besançon. D’origine sud-américaine, il baigne depuis tout petit dans une tradition musicale familiale et débute ses études de violoncelle à 7 ans au CRR de Besançon. En 2005, il intègre la classe de Marc Coppey au CRR de Paris puis poursuit ses études en troisième année de licence au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris dans la classe de Philippe Muller.

Il a reçu les conseils de violoncellistes tels que Lluis Claret, Xavier Gagnepain, Sadao Harada, Peter Bruns, Jesus Castro-Balbi, Raphaël Pidoux, Claudio Bohorquez ou encore Wiliam Molina.
Alexandre a remporté plusieurs prix de concours internationaux : 1er Prix du concours européen de Musique de chambre de Sarre-union 2004 et 2005, 1er Prix du concours « Jeune musicien » 2004, 2ème Prix du concours international de violoncelle Villa de Llanes (Espagne), 2eme prix et prix de la meilleure interprétation de l’oeuvre contemporaine au concours « Carlos Prieto » (Mexique). Il a été également boursier de la fondation Villecroze.
Alexandre a déjà donné plusieurs concerts en France et à l’étranger en solo dans des festivals tels que : le 1er Festival International de violoncelle de Lima au Pérou, Festival « Music in the Mountains » dans le Colorado (USA), Festival International de musique de Besançon, Festival Prince des Asturies en Espagne et au Maroc. Il a également joué en quintette avec Christophe Giovaninetti dans le cadre du cycle « Quinte et Plus » aux Invalides. Il s’est produit avec l’orchestre Péruvien des jeunes, l’orchestre Philharmonique de Besançon et en quatuor dans le cadre des préludes aux concerts de l’Orchestre de Paris.

David Castro-Balbi (violon)

Comme son frère Alexandre, David Castro-Balbi, d’origine sud-américaine, baigne depuis son enfance dans une tradition musicale familiale. Il débute ses études de violon à 5 ans au CRR de Besançon où il obtient son diplôme à 13. En 2007 il est admis au CNSM de Paris dans la classe de Larissa Koloss, et, en 2009, il entre dans la classe de perfectionnement de Svetlin Roussev. Il fonde le Trio Suyana qui est accepté dans la classe du Quatuor Ysaye.
David a remporté les 1er Prix du concours des Jeunes Artistes du Colorado (USA) et du Concours international de Mirecourt, les 1er et 4ème Prix du Concours International Louis Spohr à Weimar, en 2013.
David étudie aujourd’hui au Conservatoire Hanns Eisler à Berlin (Allemagne) avec Kolja Blacher. Il joue un violon fabriqué pour lui par Jacques Fustier et offert par le CIC Nord et la Fondation de Lille.

Guillaume de Chassy (piano)

Guillaume de Chassy grandit dans une famille originaire du Sud-Ouest. Son père, un excellent clarinettiste amateur de jazz Nouvelle-Orléans, lui fait écouter dès son plus jeune âge les disques de Louis Armstrong mais également beaucoup de piano comme Rudolf Serkin dans les sonates de Beethoven ou Brendel dans Schubert… Il commence l’étude du piano à six ans et, découragé par le conservatoire à l’âge de quinze ans, poursuit en cours particulier. Il mène en parallèle des études d’ingénieur en chimie et devient chimiste. Mais en 1994, il abandonne sa carrière de chimiste pour ne se consacrer qu’à la musique. Il se crée un univers singulier, s’inspirant de ses influences classiques et jazz2.

Il enregistre plusieurs albums avec Daniel Yvinec : « Chansons sous les bombes », « Wonderful So Close », « Songs From The last Century » enregistré à New York aux côtés de deux légendes du jazz, le batteur Paul Motian et le chanteur Mark Murphy.

Il publie « Silences » en 2012, avec Thomas Savy à la clarinette et Arnault Cuisinier à la contrebasse. Le répertoire est principalement constitué de morceaux en hommage à Francis Poulenc, Dimitri Chostakovitch, Sergei Prokofiev ou Franz Schubert et d’improvisations libres en trio.

En 2013 sort « Traversées », sur lequel Guillaume de Chassy joue un Concerto de piano de sa composition. L’Orchestre Dijon Bourgogne joue des parties écrites pendant que Guillaume de Chassy improvise au piano. Notamment inspiré de chansons traditionnelles bulgares, et de la Sonate en la mineur D. 537 de Franz Schubert, le Concerto est dédié à Brigitte Engerer.

Titulaire du certificat d’aptitude de jazz, il coordonne depuis plusieurs années le département jazz du conservatoire de Tours.

 

Rafael Cortés (guitare)

Rafael Cortés qui vit en Allemagne est autant la quintessence d’Essen qu’il est Andalou. Il le doit à ses racines, une histoire commune à beaucoup d’enfants d’immigrés des années 60. Ses grands-parents ont émigré en Allemagne à l’époque de Franco et c’est là que ses parents se sont rencontrés. « Mon père venait d’un clan gitan à Grenade et ma mère du Nord de l’Espagne. Les familles étaient furieuses, les grands-parents des deux côtés arrivaient avec des préjugés et des menaces ». Comme souvent dans pareil cas, l’amour a triomphé, et Rafael est né. Lors de ses nombreux séjours à Grenade où la culture flamenco a été préservée dans sa forme la plus pure, Rafael s’est trouvé directement à la source. Il y a découvert le jeu de Paco De Lucia qui, à l’époque, attirait l’attention par son travail avec John McLaughlin et Al Di Meola : « J’ai réalisé qu’il y avait une autre façon de faire avec des accords et des échelles totalement différents. La curiosité que cela a suscité en moi m’a toujours accompagné depuis ». Cortés essaie d’apprendre de chacun, par exemple de son collègue El Macareno auprès de qui il a pris des cours intensifs pendant quelques années. Son style unique est composé de touches de musique classique, latine et jazz. Sa carrière se développe rapidement. En 1985, en écho à ses racines de la Ruhr, sa première apparition publique a lieu à la mine Carl*. Cinq ans plus tard, il participe à un premier travail en studio et peu après compose la musique du film « Der Strand von Trouville »*. Finalement, en 1999, paraît son premier album solo « Eclipse De Luna », qui sera suivi d’une série d’albums dont « Gitanos del Agua » enregistré à Madrid avec en vedette Javier Baron et El Cigala. Il connaît un succès pop flamenco avec la mégastar espagnole Rosa et s’associe à d’immenses vedettes comme Domingo Patricio, Carles Benavent et Maria Serrano. En 2007, le rêve devient réalité : Rafael partage la scène avec Paco De Lucia au festival de jazz de Leverkusen.

Après un tel flux d’évènements marquants, il recherche un peu de paix. Et c’est à quoi Rafael parvient avec sa nouvelle œuvre : « Parando El Tiempo ». « J’ai maintenant un studio chez moi, ce qui m’a permis d’enregistrer à chaque fois que j’en avais envie. Je pouvais presque arrêter le temps ».

* La mine Carl a été transformée en 1977 en centre culturel
* « Der Strand von Trouville » = « La plage de Trouville »

Lucas Debargue (piano)

Né en 1990, Lucas Debargue commence le piano à 11 ans au Conservatoire de Compiègne auprès de Mme Meunier. Ce n’est que dix ans plus tard, une fois titulaire du Baccalauréat scientifique et d’une licence de Lettres et Arts (Université Paris 7 Diderot), qu’il décide d’envisager l’étude du piano d’un point de vue professionnel.
Après un an d’étude avec Philippe Tamborini au Conservatoire de Beauvais, la rencontre en 2011 avec Rena Shereshevskaya au CRR de Rueil-Malmaison est déterminante: elle l’accepte dans sa classe à l’Ecole Normale de Musique de Paris Alfred Cortot dans l’objectif de le préparer aux grands concours internationaux. Il est alors soutenu par l’Ecole Cortot, la fondation Zaleski ainsi que par l’Orchestre de l’Opéra de Massy (direction – Dominique Rouits) et l’Ensemble orchestral « Les voyages extraordinaires » (direction Joachim Jousse).

Parallèlement elle le prépare au concours d’entrée au CNSM de Paris qu’il intègre à l’unanimité dans la classe de Jean-François Heisser, où il obtient sa Licence en 2015 tout en poursuivant ses études à l’Ecole Cortot.

Ce travail de préparation au sein de l’Ecole Normale Cortot aboutit d’abord à un 1er prix au 9e Concours International de Gaillard (France) en 2014, et, l’année suivante, au 4e Prix de la XVème édition du Concours Tchaïkovski à Moscou où il devient également le seul candidat toutes disciplines confondues à recevoir le Prix Spécial de la Critique Musicale de Moscou.
Il est depuis invité à jouer en solo et avec les plus grands orchestres philharmoniques sous la baguette de chefs d’orchestre comme Valery Gergiev, Vladimir Fedoceev, Vladimir Spivakov, Vladimir Jurowsky, Andrey Boreyko, Gidon Kremer, Vassily Petrenko… dans les salles les plus prestigieuses à Moscou, Saint Petersbourg en Italie, Royaume-Uni, Canada, Etats-Unis, Mexique, Corée du Sud, Chine et autres.
Passionné par la littérature, la peinture, le cinéma et le jazz, Lucas tient à faire découvrir des musiques rares (Medtner, Roslavetz, Maykapar…) et à développer des interprétations personnelles d’un répertoire soigneusement choisi. Il est également compositeur.
En mars 2016 a été publié son premier CD avec des œuvres de Scarlatti, Chopin, Liszt et Ravel (Sony) ; son deuxième disque avec des œuvres de Medtner, Beethoven et Bach sera publié en novembre 2016 (Sony).
En avril 2016 il a terminé l’Ecole Normale de Musique de Paris Alfred Cortot avec le « Diplôme Supérieur de Concertiste » et le Prix Cortot.

Henri Demarquette

« Musicien passionné et personnalité aux facettes multiples, Henri Demarquette joue du violoncelle comme on embrase une forêt profonde; pas un de ses coups d’archet ne laisse indifférent car il réveille l’inconscient de la musique »
O.Bellamy (Classica)

Henri Demarquette, né en 1970, entre à 13 ans au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, où il étudie avec Philippe Muller et Maurice Gendron. Titulaire d’un Premier Prix à l’unanimité, il travaille également avec Pierre Fournier et Paul Tortelier, puis, avec Janos Starker à Bloomington aux Etats-Unis.

Familier de la scène dès l’âge de 14 ans, il débute à 17 ans par un récital au Théâtre du Châtelet et une émission télévisée enregistrée par France 3 avec la pianiste Hélène Grimaud. Il est aussitôt remarqué par Lord Yehudi Menuhin qui l’invite à jouer sous sa direction le Concerto de Dvořák à Prague et à Paris.

Depuis, sa carrière prend un essor international qui le conduit dans de nombreuses capitales accompagné des plus grands orchestres français ou étrangers comme récemment le Royal Philharmonic Orchestra, l’Orchestre National de France, le London Philharmonic, l’ Orchestre de Chambre de Paris, le Tokyo Symphony, l’Orchestre National de Bordeaux-Aquitaine, l’Orchestre Philharmonique de l’Oural, le Sinfonia Varsovia, la NDR de Hannovre, et en compagnie de ses partenaires pianistes privilégiés Boris Berezovsky, Michel Dalberto, Jean-Bernard Pommier ou Franck Braley. Henri Demarquette joue également en duo avec l’accordéoniste Richard Galliano un programme éclectique s’étendant de Bach à Galliano.

Henri Demarquette poursuit également plusieurs projets originaux :
– « Voce » : un programme pour violoncelle et choeur a capella réunissant des oeuvres de la Renaissance en regard aux musiques contemporaines. De nombreuses oeuvres nouvelles sont en préparation pour cette formation.
– « Arborescence » ou mille ans de musique, du chant grégorien à la musique d’aujourd’hui présentés au violon, violoncelle, piano et bandonéon.
– « Together, A Tango Dream », collaboration fructueuse entre Henri Demarquette et le groupe « El Despues ». Une histoire du Tango depuis ses origines jusqu’à une création de Gustavo Beytelmann.

Esprit curieux, Henri Demarquette aborde régulièrement la musique contemporaine, et se plaît à défendre des oeuvres rares. Il travaille en étroite collaboration avec les grands compositeurs actuels et suscite la composition d’oeuvres de Olivier Greif, Pascal Zavaro, Eric Tanguy, Florentine Mulsant ou Alexandre Gasparov.

Son interprétation du concerto Tout un monde lointain de Henri Dutilleux à donné lieu à un film documentaire diffusé sur la chaine Mezzo. Au cours des saisons prochaines Henri Demarquette donnera en première audition des oeuvres pour violoncelle et choeur d’Eric Tanguy et Philippe Hersant et des concertos de Michel legrand et Richard Galliano.

Il est depuis 2012 invité par Michel Onfray à intervenir dans le cadre de l’Université Populaire de Caen. En compagnie de Jean-Yves Clément, essayiste, poète, musicien, il évoque divers aspects de la musique sous forme de causeries-conférences.

Cette ouverture d’esprit se reflète dans une discographie éclectique, couronnée de nombreuses distinctions en France et à l’étranger parmi laquelle se trouvent:
– Jean Cras : Trio à cordes et quintette pour flûte, harpe et trio à cordes avec J.Hurel, M.P. Langlamet, P. Graffin et M. da Silva (Timpani Records)
– Camille Saint-Saëns : Concerto n°1, Sonate n°1, Carnaval des Animaux avec B.Berezovsky, B.Engerer et l’Ensemble orchestral de Paris dir : J. Swensen (Mirare). choc classique décembre/janvier et une clef ResMusica)
– Olivier Greif : « Par la Chute d’Adam » Orchestre National de France, dir : J.C. Casadesus, piano : G.Bellucci. (Universal Music France). choc de l’année Classica et clé de l’année ResMusica
– Johannes Brahms :Les 3 sonates avec M. Dalberto (Warner Classics). « Choc du monde de la musique », « RTL d’OR », et ffff de Télérama
– « Invitation au voyage » oeuvres de Fauré, Debussy, Massenet, Duparc, Ravel, Poulenc avec B. Engerer (Warner Classics). « Choc du monde de la musique »
– L.v. Beethoven : L’intégrale des sonates avec Michel Dalberto en DVD (Armide)
-Frédéric Chopin :L’intégrale de l’oeuvre pour violoncelle avec B. Engerer (Intrada)
-Jean-Sebastien Bach : Les 6 Suites pour violoncelle seul (collection du Festival d’Auvers sur Oise)
– Josef Haydn : Les deux concertos avec l’orchestre de chambre de Toulouse (Verany)
– Jean Cras : La Légende avec l’Orchestre Philharmonique du Luxembourg (Timpani)
– James Mac Millan L’intégrale de l’oeuvre pour violoncelle et piano avec
Graham Scott (Deux-elles)
Florentine Mulsant : sonate pour violoncelle seul (Ar.re-se)

Henri Demarquette a reçu de l’académie des Beaux Arts le Prix de la Fondation Simone et Cino del Duca.

Henri Demarquette joue « le Vaslin », violoncelle créé par Stradivarius en 1725, confié par LVMH/Moët Hennessy. Louis Vuitton.

Dorantes (piano)

Dorantes est né en 1969 à Séville dans une prestigieuse famille de musiciens gitans andalous. Perpétuant la tradition, il apprend jeune la guitare qu’il joue encore avec talent, mais se tourne très vite vers le piano qu’il étudie au Conservatoire Royal de Séville.
Le succès de son premier disque « Orobroy », choisi comme disque de l’année par l’association nationale de critiques musicaux Flamenco Hoy, l’amène à tourner dans toute l’Europe, au Japon et à Cuba. Enregistré à Séville, Paris et Sofia, le deuxième album est à nouveau un grand succès et la Biennale Flamenco de Seville lui décerne les Giraldillos de meilleur soliste, meilleure musique originale, meilleur spectacle et le prix spécial du public.
Ses créations l’amènent à collaborer avec les plus grands noms du flamenco et à jouer ses compositions avec les plus grands orchestres du monde. En 2005 il se produit avec Diego El Cigala au Royal Albert Hall de Londres, compose pour le Ballet de Tokyo, en 2006 il reçoit un Giraldillo « Moment Magique » pour son spectacle avec Miguel Poveda et Eva la Hierbabuena. En 2007 la région andalouse choisit « Orobroy » comme hymne pour célébrer sa nouvelle autonomie. Puis c’est l’Orchestre Symphonique de Tokyo qui joue sa pièce « Sur ». Il est invité au festival flamenco de New York, au festival de Jazz de Montréal et en 2009, c’est devant 15000 personnes qu’il crée Flamenco Sinfonico à Madrid.
En 2012 il publie son troisième album « Sin Muros » dans lequel il invite de grands noms du flamenco comme Enrique Morente, José Mercé, Ezperanza Fernandez……. mais aussi Renaud Garcia-Fons avec qui il se lie rapidement d’amitié.
En 2014 Dorantes est nommé Chevalier de l’Ordre des Arts Vivants en Andalousie.

Marc Egea (vielle à roue)

Après avoir étudié le flabiol (sifflet catalan), Marc Egea se spécialise dans la vielle en suivant les cours de l’Association ibérique de vielle avec Gilles Chabenat et Valentin Clastier et du Centre Artesa Tradicionarius avec Pascal Lefeuvre. Il étudie aussi le duduk arménien à ACAB (Barcelone).

Il commence sa carrière en 1992 avec le trio Musics de Safeu et participe à la création de plusieurs ensembles de musique traditionnelle, tout en collaborant avec des groupes de danse. C’est un ex-membre de El pont d’Arcalis, l’un des plus prestigieux groupes de folk en Europe, avec qui il a enregistré plusieurs disques. Il se produit sur les scènes du monde entier.

Actuellement, il appartient à un groupe d’improvisateurs à Barcelone, le BIB. Il est directeur de la fanfare « Big Bang Valona of Sant Pol de Mar », membre du quartet ethno-jazz « Kaulakau », du trio acoustique « Maram » avec Mariona Sagarra (voix) et Marina Albero (psalterion), du trio « Dindun », avec Alessandra Patrucco (voix) et Angelo Conto (piano), du trio de musique improvisée « As Tres Ladeiras » avec Adele Madau (violon électrique) et Eduard Altaba (double-basse). Il joue en duo avec le pianiste et claviériste Peter Skuce, avec l’accordéoniste Cati Plana et le percussionniste Mauricio Molina. Il a collaboré avec le trio « Barroc del Cafè », avec Joan Vives (flûte à bec), Mireia Ruiz (clavecin) et Daniel Regincos (violoncelle baroque), et joue de la musique baroque française pour vielle.

Il travaille dans le monde de la danse contemporaine avec Alexis Eupierre, Angels Margarit, Vika Kleiman et Isidre Rebenaque ainsi que dans le monde de la poésie avec Anna Maluquer et Salvador Giralt. Et il joue en duo avec l’acteur Marc Sampere « Marquet » dans le spectacle Plantar cara a la vida.

Compositeur, il a écrit des pièces musicales pour le théâtre (La disputa de l’ase et Senyor Gripau, Senyora Mort) et des spectacles poétiques et musicaux (Les rattles del mon, Coromines i els poetes, Salforvatge)

En tant que soliste, il a enregistré les CD D’aqui, d’alla i de mes enlla (TECNOSAGA, 2002), Melanocetus (Producciones Efimeras, 2005), Karagöz & Hacivat (Petxima, 2005), Helionora (COSTELLAM, 2008), Glimpse (AUDTOEDITION, 2009), Quatre éléments (AUTOEDITION, 2011), Chuveirinho (iTunes, 2011), Fleur de la mort (SEVERAL RECORDS, 2011), Gulliver (DISCORDIAN RECORDS, 2013).

Professeur de vielle au Centre Artesa Tradicionarius de Barcelone et de flûte-tambour pour les enfants dans les « Tallers Arrels », il a écrit une méthode de vielle, Iniciacio à la viola de roda. Il enseigne actuellement la flûte-tambour à l’école de musique de Arenys de Mar à Barcelone.

Renaud García-Fons (contrebasse)

Après des études de contrebasse classique, Renaud García-Fons étudie seul à partir de 21 ans, développant un langage et une technique singulière nourris de l’apport de différentes musiques d’orient et d’occident.
Il a très tôt l’idée d’ajouter une cinquième corde à son « arc » – qui n’en compte classiquement que quatre, envisageant déjà la contrebasse en tant que soliste, entre composition et improvisation.
Sa quête musicale le conduit à expérimenter de nouvelles sonorités, d’abord dans le jazz (l’Orchestre de Contrebasses, l’ONJ de Claude Barthélémy, Nguyen Le, Sylvain Luc, Paquito D’Rivera, Michel Portal, Didier Lockwood, Louis Winsberg…) puis dans le flamenco (David Dorantes, Esperanza Fernandez, Gerardo Nuñez, Carmen Linares…) et les musiques du monde avec Angélique Ionatos (Grèce), Dhafer Youssef (Tunisie), Huong Tanh, (Vietnam) Kudsi Erguner (Turquie), Soriba Kouyaté (Mali), le trio Chemirani (Iran)…
Band leader depuis les années 1990, il enchaîne la direction de nombreuses formations : Arcoluz, Linea del Sur et des projets atypiques tels Djanan avec l’ensemble Iranien Razbar, Le Cantique des Cantiques, Du baroque au jazz…
Renaud García-Fons multiplie les récompenses : Prix de la Performance Solo décerné par l’International Society of Bassists (2009) ; Prix Echo Deutscher MuzikPreis Jazz du meilleur instrumentiste international pour Linea Del Sur (2010), Méditerranées (2012) et le CD/DVD Solo The Marcevol Concert (2013) ; la même année, il est le premier contrebassiste à obtenir le Giraldillo de Oro de l’interprétation musicale de la vénérable Biennale Flamenco de Séville…

Grande Sérénade (alto, flûte, guitare)

La Grande Sérénade est un trio constitué de Carole Dauphin (alto), Gionata Sgambaro (flûte) et Caroline Delume (guitare), trois musiciens qui se sont rencontrés au sein de l’orchestre des Siècles. Ensemble, ils remettent en lumière tout un répertoire de la première moitié du XIXe siècle, une période où leurs instruments respectifs connaissent d’intéressantes évolutions. Le trio alto, flûte, guitare naît durant ces années.

Carole Dauphin est admise en 1990 au CNSM de Lyon dans la classe de Tasso Adamopoulos. Diplômée en 1996, lauréate du Concours de Genève en 1997, elle est membre du Banquet de 1996 à 2001, formation de solistes pour l’interprétation d’œuvres du 20e siècle. Nommée professeur au CNR de Paris en 1996, elle participe également aux saisons musicales des grandes formations parisiennes (Ensemble Intercontemporain, Opéra National de Paris, Orchestre de Paris) et est invitée dans de nombreux festivals où elle se produit en soliste et en musique de chambre entre autres aux côtés de Roland Pidoux, Annick Roussin, Jean-Pierre Sabouret, Laurent Cabasso, Marianne Picketti et Patrice Fontanarosa.

Gionata Sgambaro, né en Italie, étudie au Conservatoire de Vicence avant d’être admis au CNSM de Lyon dans la classe de Philippe Bernold et de Robert Thuillier où il obtient son diplôme. Puis il accomplit un cycle de perfectionnement de flûte traversière baroque au Conservatoire de Musique de Genève et suit en parallèle des Master Classes avec Barthold Kuijken. Gionata Sgambaro joue au sein d’ensembles comme l’Orchestre National de France, l’Orchestre National de Lyon, l’Orchestre Philharmonique de Strasbourg, l’Orchestre de l’Opéra de Lyon, l’Ensemble Vocal et Instrumental de Lausanne. Depuis 2003, Gionata Sgambaro est flûte solo de l’ensemble Les Siècles, orchestre de chambre créé et dirigé par François-Xavier Roth. Il est actuellement professeur au CRR de Rennes.

Caroline Delume, guitariste et théorbiste, joue un vaste répertoire s’étendant du XVIIe au XXIe siècle. Elle est dédicataire d’œuvres de Pascale Criton, Clara Maïda, Il-Ryun Chung, Félix Ibarrondo, José Manuel López López, Philippe Fénelon, Francisco Luque, Florentine Mulsant, Diógenes Rivas, J.M. Sanchez Verdú. Elle donne des récitals en Europe, en Amérique latine et au Japon,  et joue avec Le Concert Spirituel, les Solistes XXI, l’Ensemble Intercontemporain. Diplômée en guitare et en analyse du CNSMD de Paris dans les classes de Alexandre Lagoya, Claude Ballif et Michaël Levinas, elle y est professeur de lecture à vue-guitare depuis 2005.

Lorcamente

Ils sont cinq artistes à porter le projet Lorcamente. A travers une sélection de textes très populaires de Federico Garcia Lorca, Lorcamente, qui associe chant et danse, rend hommage au grand poète et dramaturge espagnol.

Isabel Julve (chant, danse, castagnettes)

Chanteuse et danseuse de flamenco, Isabel Julve a été plongée dès son plus jeune âge dans l’univers des arts. Elle a étudié la danse classique, la danse flamenca, la musique et le chant. Elle s’est lancée très tôt dans une carrière professionnelle au cours de laquelle elle a multiplié les collaborations, principalement dans le milieu du flamenco, dont elle est l’une des voix les plus reconnues dans la région de Valencia. Elle navigue avec aisance du flamenco puro (traditionnel) aux formes les plus métissées mêlant flamenco et musique classique, jazz, pop, musique folklorique ou contemporaine.

Aina Espinosa (chant)

Originaire d’une famille andalouse, le berceau du flamenco, la chanteuse Aina Espinosa a baigné depuis toujours dans la culture flamenca. Elle s’est peu à peu ouverte à d’autres horizons musicaux en explorant le jazz, le blues et le tango. Avec Isabel Julve, elle forme sur scène un duo d’une grande complémentarité.

José Luís Sánchez “El Piru” (guitare)
Formé à la guitare flamenca auprès de quelques-uns des grands maestros andalous (Pedro Sierra, Paco Cortés, Niño de Pura, Eduardo Rebollar), José Luís Sánchez, dit “El Piru” s’est fait connaître dans l’accompagnement du chant, pour lequel il fait preuve d’une finesse hors du commun. Il collabore également à de nombreux projets de fusion mêlant le jazz ou les musiques ethniques.

Matthieu Saglio (violoncelle)

Grâce à un son immédiatement identifiable et à un jeu d’une grande diversité, Matthieu Saglio s’est imposé comme l’un des violoncellistes les plus passionnants de sa génération. Il est actuellement établi à Valencia, en Espagne. De formation classique (au conservatoire de Rennes), il est l’un des précurseurs de l’introduction du violoncelle dans le flamenco avec son trio Jerez-Texas, qui tourne dans le monde entier depuis 2002. Matthieu multiplie également les projets en solo, en duo et les collaborations avec de nombreuses formations. Il est régulièrement sollicité pour la création de bandes originales pour le théâtre et la télévision.

Víctor Través (percussions)

Originaire de Valencia, Victor Través est un sideman très demandé au niveau national. Ses multiples collaborations l’ont amené à partir sur de nombreuses tournées ainsi qu’ à participer à des enregistrements pour des ensembles aux styles très variés: flamenco, pop, jazz, musiques méditerranéennes …

Quatuor avec piano Malevich (violon, violoncelle, alto, piano)

Récemment formé, le Quatuor avec piano Malevich est formé de quatre instrumentistes étudiants au Conservatoire de Maastricht.

Andrey Roszyk (violon) est né en 1993 à Vienne, en Autriche. Il commence à étudier le violon à 5 ans à Stockholm, puis à Moscou. En 2007 il est admis à l’Académie de musique de Moscou dans la classe d’Alviya Vandysheva et en 2012 au Conservatoire de Moscou dans la classe de Vladimir Ivanov. Depuis 2015 il étudie au Conservatoire de Maastricht avec Boris Belkin.

Ian Psegodschi (alto) est originaire de Moldavie où il est né en 1990. Après avoir étudié en Moldavie dès l’âge de 6 ans, il intègre le Conservatoire G. Verdi à Milan en 2009 dans la classe de Claudio Pavolini. En 2011, il entre au Conservatoire royal de Gand chez le professeur Michael Kugel, avant d’être admis en 2015 au Conservatoire de Maastricht toujours avec Michael Kugel.

 

Stéphane Giampellegrin (violoncelle) est né au Luxembourg en 1989. Il commence ses études de violoncelle au Conservatoire du Luxembourg où il obtient son premier prix en 2009. In 2014, il intègre le Conservatoire de Maastricht où il prépare son Master dans la classe de M. Iancovici.

 

Sofiia Raichenko (piano) est née à Kiev, en Ukraine, en 1992. A 6 ans, elle intègre l’Ecole des Arts à Kiev et tout en étudiant, remporte de très nombreux prix pour jeunes artistes.

En 2011 elle intègre le Conservatoire Tchaïkovski à Kiev, dans la classe de Yuri Kot puis en 2013 le Conservatoire de Maastricht dans la classe de Katia Veekmans.

Dmitry Masleev (piano)

Premier prix du 15° Concours International Tchaikovsky (2015), Dmitry Masleev, 29 ans, a bénéficié d’un soutien sans réserve du public, du jury et de la presse. Depuis, il a entrepris une vaste tournée, enchantant le public à New York, Londres, Munich, Rotterdam, Stockholm, Pékin et partout en Russie avec ce que le Financial Times décrit comme un « éclat virtuose ». En plus de la médaille d’or, le jury du Concours Tchaïkovski lui a décerné un prix spécial pour son interprétation d’un concerto de Mozart.

Né et élevé à Ulan-Ude, une ville de Sibérie entre le lac Baïkal et la frontière de Mongolie, Dmitry Masleev a fait ses études au conservatoire de Moscou dans la classe du Professeur Mikhail Petukhov et à l’Académie Internationale de musique au bord du lac de Côme, en Italie. Durant ses années d’études, il a remporté de nombreux concours internationaux ce qui lui a permis d’être invité en tournée en Allemagne, en France, en Roumanie et en Russie.

Jean-Marc Phillips-Varjabédian (violon)

Né à Paris, Jean-Marc Phillips-Varjabédian a commencé ses études de violon à l’âge de 5 ans. Il obtient un premier prix de musique de chambre au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris en 1984 et l’année suivante un premier prix de violon. Il suit deux cycles de perfectionnement dans les classes de Gérard Poulet et de Jean-Claude Bernède.

Il étudie ensuite à Crémone en Italie sous la direction de Salvatore Accardo puis à la Julliard School of Music de New-York avec Dorothy Delay durant un an. Il a remporté de nombreux prix dans les concours internationaux de violon Carl Flesch, Zino Francescatti, Lipizer, Palm Beach. En 1990, il est le seul européen finaliste du Concours Tchaïkovski à Moscou. Ces distinctions lui ont permis de se produire avec orchestre dans les plus grandes salles : Barbican Hall à Londres avec le London Symphony Orchestra, au Carnegie Hall en récital, au Casals Hall à Tokyo et sous la direction de Sir Yehudi Menuhin qui l’invite à faire partie de sa fondation.

Depuis 1995, Jean-Marc Phillips-Varjabédian a rejoint le Trio Wanderer avec qui il mène une brillante carrière internationale. Parallèlement, il se produit en tant que soliste avec de nombreux orchestres en France. Il joue régulièrement avec la pianiste Marie-Joseph Jude, avec son frère le violoncelliste Xavier Phillips et son ami arménien le pianiste Vahan Mardirossian.

Avec l’accordéoniste Richard Galliano, il a fondé un septuor autour d’un programme Piazzolla qui s’est produit à  travers le monde.

Jean-Marc Phillips-Varjabédian est professeur au Conservatoire national supérieur de Musique de Paris. Avec ses collègues du Trio Wanderer, il a ouvert une classe de trio avec piano au CRR de Paris.

Il joue sur un violon de Petrus Guarnerius (Venise 1748).

Rena Shereshevskaya (piano)

La pianiste russe Rena Shereshevskaya, née en 1954, a fait ses études musicales au Conservatoire Supérieur Tchaïkovski de Moscou. Elle enseigne ensuite à l’Ecole Centrale de musique pour enfants surdoués auprès du Conservatoire Tchaïkovski. Aujourd’hui, en parallèle d’une carrière de concertiste très active, elle est professeur de piano à l’Ecole Normale de Musique ainsi qu’en conservatoire, et est l’auteur de plusieurs articles traitant de la question de l’éducation musicale des enfants précoces.

Rena Shereshevskaya donne des masters classes un peu partout dans le monde, en France, aux Etats-Unis, au Canada, en Italie, en Chine, à Monaco…, et  elle est membre ou président de jury de plusieurs concours internationaux. Professeur recherché par les professionnels, elle compte parmi ses élèves de nombreux lauréats de grands concours internationaux. Derniers en date, Rémi Geniet, qui a obtenu le 2ème Prix au Concours Reine Elisabeth de Belgique en 2013 et Lucas Debargue, qui a obtenu le 4ème Prix du Concours Tchaïkovski en 2015.

Aufgang

De retour avec un nouveau single torride, le duo franco-libanais Aufgang prend un surprenant virage pop futuriste et euphorique, tout en gardant ses fondamentaux musicalement hybrides et sophistiqués.

Né de l’alliance réussie de deux personnalités fortes, Aufgang, comme le définit Pitchfork, «  mélange avec virtuosité, piano, batterie et électronique, un pied dans les clubs, l’autre dans les conservatoires  ».

Rami Khalife, compositeur et pianiste, transcende l’héritage classique de ses années d’études au plus haut niveau à la Juilliard School de NYC et les racines orientales d’une famille virtuose, son père Marcel étant une figure artistique majeure du monde arabe.

Aymeric Westrich, batteur et producteur, entretient la culture instinctive du DIY (do-it-yourself) et insuffle sa connaissance des cultures urbaines et électroniques, développée aux côté de Kery James, Cassius ou Phoenix.

Allant piocher leur inspiration dans de multiples courants  et mouvements artistiques tel la Disco du mythique Larry Levan ou la poésie d’Oum Kalthoum, ces électrons libres ont façonné leur son entre Paris, Beyrouth et New York, en réaction à la frénésie des grandes villes, comme pour l’empêcher de ronger leur liberté.

Summer en est une preuve étincelante. La liberté réside ici dans le traitement disco accordée au morceau  : une section de cordes enregistrée en jouant sur les vitesses et les octaves, donne au tourbillon de claviers, de batterie et de voix son irrésistible brillance. Clara Lucciani, ex-chanteuse du groupe de surf-pop La Femme, mue pour l’occasion en sirène complice, nous entraîne à gorge déployée à lâcher l’ancre des conventions pour nous frayer un chemin vers la lumière.

Une nouvelle ère se profile pour Aufgang  ! Une expérience unique dont la diversité sublime les sensibilités de ses deux démiurges.  Un voyage magique dont les émotions colorées tissent des liens salutaires entre orient et occident.