Concert 7 – Parfums d’Espagne 3

Dernière étape du voyage en terre ibérique et sa musique incandescente qui fait la part belle aux cordes, à la danse et au chant. Violon dans de Falla, violoncelle dans Cassadó et Nin, voix dans Turina, guitare flamenco, les œuvres virevoltent comme les danseuses claquant des castagnettes. Avec, toujours, le roi piano et Boris Berezovsky
Boris Berezovsky, piano
Henri Demarquette, violoncelle
Jean-Marc Phillips-Varjabédian, violon
Khismatullina Aigul, soprano
Marc Egea, vielle à roue – flûte et looping (projet INMORTAL)
Rafael Cortès, guitare flamenco
Rafael Cortès jr, guitare flamenco

 

Programme :
Gaspar Cassadó Suite pour violoncelle seul
Joaquín Nin Chants d’Espagne n°1 et 2 pour violoncelle et piano (arrgt)
Joaquín Nin Suite espagnole : Andaluza pour violoncelle et piano (arrgt)
Joaquín Turina Poema en forma de canciones op.19, sur des vers de Ramón de Campoamor pour voix et piano (extraits)
Fernando Obradors Chiquitita la Novia (extrait des Canciones clásicas españolas pour voix et piano)
Manuel de Falla La Vie brève : Danse espagnole n°1 (transcription Fritz Kreisler pour violon et piano)
Manuel de Falla Danse rituelle du feu (extrait de l’Amour sorcier, transcription Paul Kochanski pour violon et piano)
Marc Egea, vielle à roue – flûte et looping (proogramme inspiré de 2 nouvelles de Lewis Carroll)
Guitares flamenco

 

Concert coréalisé avec le théâtre

Date : 16 / 10 / 2016 à 18h00 Lieu : Théâtre du Beauvaisis
Boris BEREZOVSKY, piano

Boris Berezovsky bénéficie d’une réputation de pianiste virtuose, doté d’une finesse et d’une sensibilité uniques.
Né à Moscou, il étudie au conservatoire avec Elisso Virsaladze et prend des cours particuliers avec Alexander Satz. Il fait ses débuts en 1988 à Londres au Wigmore Hall. Le Times le décrit alors comme « un artiste exceptionnellement prometteur, d’une virtuosité éblouissante et doté d’une énergie formidable ». Deux ans plus tard il remporte la médaille d’or du Concours International Tchaïkovsky à Moscou.
Boris Berezovsky joue avec les plus grands chefs auprès des plus prestigieux orchestres de notre temps: Berlin Philharmoniker, Staatskapelle Dresden, Orchestre du Théâtre Mariinsky, Philharmonia de Londres, Philharmonique de New York, Orchestre de Paris, NHK Symphony Orchestra, Orchestre Santa Cecilia de Rome, Orchestre de la Suisse Romande, Orchestre National de Hongrie, Orchestre National de France, Orchestre Symphonique de la Radio de Francfort, Orchestre NDR de Hambourg, Orchestre National Symphonique de la Radio Danoise, Residentie Orkest, Orchestres Symphoniques de Birmingham et de la BBC, Orchestre Symphonique de Montreal, ou encore le Deutsches Symphonie-Orchester de Berlin…
En récital, il est régulièrement invité dans les séries internationales de récitals les plus renommées. Nous pouvons citer la Série Piano de la Philharmonie de Berlin, la Série Internationale de Piano du Concertgebouw et les grandes scènes de concerts telles que le Théâtre des Champs-Elysées et Salle Pleyel à Paris, le Royal Festival Hall à Londres, le Palais des Beaux Arts de Bruxelles, le Konzerthaus de Vienne… En Janvier 2007, une importante Carte Blanche lui a été consacrée à l’Auditorium du Louvre.
Il a été nommé « Meilleur instrumentaliste de l’année 2006 » lors des BBC Music Magazine Awards.
Boris Berezovsky est particulièrement impliqué dans la musique de chambre où ses partenaires de prédilection sont, entre autres, Vadim Repin et le Quatuor Borodine. En Août 2004, le DVD que le Trio B. Berezovsky, D. Makhtin, A. Kniazev consacre à Tchaïkovski, avec les Pièces pour piano, violon et violoncelle, et le Trio Elégiaque « A la mémoire d’un grand artiste », reçoit le « Diapason d’or ». Il est notamment présenté sur les chaînes de télévisions Arte et NHK au Japon. Pour Warner Classics, il enregistre le Trio n°2 de Chostakovitch ainsi que le Trio Elégiaque n°2 de Rachmaninov. De nombreux prix lui sont décernés dont le «Choc de la Musique» en France, le «Gramophone» en Angleterre, et le «Echo Klassik Preis» en Allemagne.
Chez Teldec, il a enregistré plusieurs sonates et études et pièces solistes de Chopin, Schumann, Rachmaninov, Moussorgsky, Balakirev, Medtner, Ravel ainsi que les Etudes transcendantes de Liszt. Son interprétation de la Sonate n°1 de Rachmaninov a reçu la récompense Preis der Deutschen Schallplattenkritik, et son récital Ravel a été spécialement recommandé par Le Monde de la Musique, Diapason, le BBC Music Magazine et The Independent on Sunday.
Notons chez Mirare, les Préludes, et l’intégrale des Concertos de Rachmaninov enregistrés avec l’Orchestre Philharmonique de l’Oural sous la direction de Dmitri Liss ainsi qu’un CD pour deux pianos avec Brigitte Engerer consacré à Rachmaninov et unanimement acclamé. Un CD Liszt enregistré en public au Royal Festival Hall de Londres et à La Grange de Meslay de Tours. Il participe au disque Saint-Saëns avec Henri Demarquette, Brigitte Engerer et l’Orchestre de Chambre de Paris sous la direction de Joseph Swensen (CHOC de l’année 2010).
Les prochains engagements de Boris Berezovsky comportent, entre autre, des concerts avec : Russian National Orchestra/Mikhail Pletnev, Orchestre de Paris/Andreï Boreyko, Les Siècles/François-Xavier Roth, Hong Kong Philharmonic/Jaap Van Zwenden…, des tournées en Asie avec le NHK Symphony Orchestra, en Europe avec le Deutsches Symphony-Orchester/Tugan Sokhiev, en Russie (Mariinsky…) avec l’Orchestre Philharmonique de l’Oural/Dimitri Liss, des récitals et de la musique de chambre dans les plus prestigieuses salles et festivals (Royal Festival Hall de Londres, Théâtre des Champs-Elysées, Suntory Hall de Tokyo…). Boris Berezovsky a repris le flambeau de l’œuvre de son amie Brigitte Engerer en devenant le directeur artistique du Festival Pianoscope de Beauvais.

Henri Demarquette

« Musicien passionné et personnalité aux facettes multiples, Henri Demarquette joue du violoncelle comme on embrase une forêt profonde; pas un de ses coups d’archet ne laisse indifférent car il réveille l’inconscient de la musique »
O.Bellamy (Classica)

Henri Demarquette, né en 1970, entre à 13 ans au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, où il étudie avec Philippe Muller et Maurice Gendron. Titulaire d’un Premier Prix à l’unanimité, il travaille également avec Pierre Fournier et Paul Tortelier, puis, avec Janos Starker à Bloomington aux Etats-Unis.

Familier de la scène dès l’âge de 14 ans, il débute à 17 ans par un récital au Théâtre du Châtelet et une émission télévisée enregistrée par France 3 avec la pianiste Hélène Grimaud. Il est aussitôt remarqué par Lord Yehudi Menuhin qui l’invite à jouer sous sa direction le Concerto de Dvořák à Prague et à Paris.

Depuis, sa carrière prend un essor international qui le conduit dans de nombreuses capitales accompagné des plus grands orchestres français ou étrangers comme récemment le Royal Philharmonic Orchestra, l’Orchestre National de France, le London Philharmonic, l’ Orchestre de Chambre de Paris, le Tokyo Symphony, l’Orchestre National de Bordeaux-Aquitaine, l’Orchestre Philharmonique de l’Oural, le Sinfonia Varsovia, la NDR de Hannovre, et en compagnie de ses partenaires pianistes privilégiés Boris Berezovsky, Michel Dalberto, Jean-Bernard Pommier ou Franck Braley. Henri Demarquette joue également en duo avec l’accordéoniste Richard Galliano un programme éclectique s’étendant de Bach à Galliano.

Henri Demarquette poursuit également plusieurs projets originaux :
– « Voce » : un programme pour violoncelle et choeur a capella réunissant des oeuvres de la Renaissance en regard aux musiques contemporaines. De nombreuses oeuvres nouvelles sont en préparation pour cette formation.
– « Arborescence » ou mille ans de musique, du chant grégorien à la musique d’aujourd’hui présentés au violon, violoncelle, piano et bandonéon.
– « Together, A Tango Dream », collaboration fructueuse entre Henri Demarquette et le groupe « El Despues ». Une histoire du Tango depuis ses origines jusqu’à une création de Gustavo Beytelmann.

Esprit curieux, Henri Demarquette aborde régulièrement la musique contemporaine, et se plaît à défendre des oeuvres rares. Il travaille en étroite collaboration avec les grands compositeurs actuels et suscite la composition d’oeuvres de Olivier Greif, Pascal Zavaro, Eric Tanguy, Florentine Mulsant ou Alexandre Gasparov.

Son interprétation du concerto Tout un monde lointain de Henri Dutilleux à donné lieu à un film documentaire diffusé sur la chaine Mezzo. Au cours des saisons prochaines Henri Demarquette donnera en première audition des oeuvres pour violoncelle et choeur d’Eric Tanguy et Philippe Hersant et des concertos de Michel legrand et Richard Galliano.

Il est depuis 2012 invité par Michel Onfray à intervenir dans le cadre de l’Université Populaire de Caen. En compagnie de Jean-Yves Clément, essayiste, poète, musicien, il évoque divers aspects de la musique sous forme de causeries-conférences.

Cette ouverture d’esprit se reflète dans une discographie éclectique, couronnée de nombreuses distinctions en France et à l’étranger parmi laquelle se trouvent:
– Jean Cras : Trio à cordes et quintette pour flûte, harpe et trio à cordes avec J.Hurel, M.P. Langlamet, P. Graffin et M. da Silva (Timpani Records)
– Camille Saint-Saëns : Concerto n°1, Sonate n°1, Carnaval des Animaux avec B.Berezovsky, B.Engerer et l’Ensemble orchestral de Paris dir : J. Swensen (Mirare). choc classique décembre/janvier et une clef ResMusica)
– Olivier Greif : « Par la Chute d’Adam » Orchestre National de France, dir : J.C. Casadesus, piano : G.Bellucci. (Universal Music France). choc de l’année Classica et clé de l’année ResMusica
– Johannes Brahms :Les 3 sonates avec M. Dalberto (Warner Classics). « Choc du monde de la musique », « RTL d’OR », et ffff de Télérama
– « Invitation au voyage » oeuvres de Fauré, Debussy, Massenet, Duparc, Ravel, Poulenc avec B. Engerer (Warner Classics). « Choc du monde de la musique »
– L.v. Beethoven : L’intégrale des sonates avec Michel Dalberto en DVD (Armide)
-Frédéric Chopin :L’intégrale de l’oeuvre pour violoncelle avec B. Engerer (Intrada)
-Jean-Sebastien Bach : Les 6 Suites pour violoncelle seul (collection du Festival d’Auvers sur Oise)
– Josef Haydn : Les deux concertos avec l’orchestre de chambre de Toulouse (Verany)
– Jean Cras : La Légende avec l’Orchestre Philharmonique du Luxembourg (Timpani)
– James Mac Millan L’intégrale de l’oeuvre pour violoncelle et piano avec
Graham Scott (Deux-elles)
Florentine Mulsant : sonate pour violoncelle seul (Ar.re-se)

Henri Demarquette a reçu de l’académie des Beaux Arts le Prix de la Fondation Simone et Cino del Duca.

Henri Demarquette joue « le Vaslin », violoncelle créé par Stradivarius en 1725, confié par LVMH/Moët Hennessy. Louis Vuitton.

Jean-Marc Phillips-Varjabédian (violon)

Né à Paris, Jean-Marc Phillips-Varjabédian a commencé ses études de violon à l’âge de 5 ans. Il obtient un premier prix de musique de chambre au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris en 1984 et l’année suivante un premier prix de violon. Il suit deux cycles de perfectionnement dans les classes de Gérard Poulet et de Jean-Claude Bernède.

Il étudie ensuite à Crémone en Italie sous la direction de Salvatore Accardo puis à la Julliard School of Music de New-York avec Dorothy Delay durant un an. Il a remporté de nombreux prix dans les concours internationaux de violon Carl Flesch, Zino Francescatti, Lipizer, Palm Beach. En 1990, il est le seul européen finaliste du Concours Tchaïkovski à Moscou. Ces distinctions lui ont permis de se produire avec orchestre dans les plus grandes salles : Barbican Hall à Londres avec le London Symphony Orchestra, au Carnegie Hall en récital, au Casals Hall à Tokyo et sous la direction de Sir Yehudi Menuhin qui l’invite à faire partie de sa fondation.

Depuis 1995, Jean-Marc Phillips-Varjabédian a rejoint le Trio Wanderer avec qui il mène une brillante carrière internationale. Parallèlement, il se produit en tant que soliste avec de nombreux orchestres en France. Il joue régulièrement avec la pianiste Marie-Joseph Jude, avec son frère le violoncelliste Xavier Phillips et son ami arménien le pianiste Vahan Mardirossian.

Avec l’accordéoniste Richard Galliano, il a fondé un septuor autour d’un programme Piazzolla qui s’est produit à  travers le monde.

Jean-Marc Phillips-Varjabédian est professeur au Conservatoire national supérieur de Musique de Paris. Avec ses collègues du Trio Wanderer, il a ouvert une classe de trio avec piano au CRR de Paris.

Il joue sur un violon de Petrus Guarnerius (Venise 1748).

Khismatullina Aigul Rustamovna (chant)

Née en 1989 à Naberezhnye Chelny au Tatarstan, Khismatullina Aigul Rustamovna a étudié au Conservatoire d’état de Kazan où elle enseigne aujourd’hui.
Elle a participé à de nombreux festivals et concerts, et a gagné nombre de concours. Elle est entre autres lauréate dans la catégorie « Pour la formation réussie d’un acteur de théâtre musical » pour le rôle de Juliette dans « Roméo et Juliette » de Gounod), du concours des jeunes interprètes du XI° Festival International de chants tatars, du 7ème Festival International de romance russe « White Acacia », du 2ème concours de musique russe (Moscou, 2014), du 4ème concours international pour chanteurs de chambre (Kazan, 2015)…
Depuis 2010, elle travaille en étroite collaboration avec le Big Concert Hall Saidashev. En 2015, à l’invitation de Boris Berezovsky, elle a participé au festival All Russia “ Music of the Earth”.

Elle est actuellement soliste sur la scène Primorsky du théâtre Mariinsky à saint Pétersbourg.

Marc Egea (vielle à roue)

Après avoir étudié le flabiol (sifflet catalan), Marc Egea se spécialise dans la vielle en suivant les cours de l’Association ibérique de vielle avec Gilles Chabenat et Valentin Clastier et du Centre Artesa Tradicionarius avec Pascal Lefeuvre. Il étudie aussi le duduk arménien à ACAB (Barcelone).

Il commence sa carrière en 1992 avec le trio Musics de Safeu et participe à la création de plusieurs ensembles de musique traditionnelle, tout en collaborant avec des groupes de danse. C’est un ex-membre de El pont d’Arcalis, l’un des plus prestigieux groupes de folk en Europe, avec qui il a enregistré plusieurs disques. Il se produit sur les scènes du monde entier.

Actuellement, il appartient à un groupe d’improvisateurs à Barcelone, le BIB. Il est directeur de la fanfare « Big Bang Valona of Sant Pol de Mar », membre du quartet ethno-jazz « Kaulakau », du trio acoustique « Maram » avec Mariona Sagarra (voix) et Marina Albero (psalterion), du trio « Dindun », avec Alessandra Patrucco (voix) et Angelo Conto (piano), du trio de musique improvisée « As Tres Ladeiras » avec Adele Madau (violon électrique) et Eduard Altaba (double-basse). Il joue en duo avec le pianiste et claviériste Peter Skuce, avec l’accordéoniste Cati Plana et le percussionniste Mauricio Molina. Il a collaboré avec le trio « Barroc del Cafè », avec Joan Vives (flûte à bec), Mireia Ruiz (clavecin) et Daniel Regincos (violoncelle baroque), et joue de la musique baroque française pour vielle.

Il travaille dans le monde de la danse contemporaine avec Alexis Eupierre, Angels Margarit, Vika Kleiman et Isidre Rebenaque ainsi que dans le monde de la poésie avec Anna Maluquer et Salvador Giralt. Et il joue en duo avec l’acteur Marc Sampere « Marquet » dans le spectacle Plantar cara a la vida.

Compositeur, il a écrit des pièces musicales pour le théâtre (La disputa de l’ase et Senyor Gripau, Senyora Mort) et des spectacles poétiques et musicaux (Les rattles del mon, Coromines i els poetes, Salforvatge)

En tant que soliste, il a enregistré les CD D’aqui, d’alla i de mes enlla (TECNOSAGA, 2002), Melanocetus (Producciones Efimeras, 2005), Karagöz & Hacivat (Petxima, 2005), Helionora (COSTELLAM, 2008), Glimpse (AUDTOEDITION, 2009), Quatre éléments (AUTOEDITION, 2011), Chuveirinho (iTunes, 2011), Fleur de la mort (SEVERAL RECORDS, 2011), Gulliver (DISCORDIAN RECORDS, 2013).

Professeur de vielle au Centre Artesa Tradicionarius de Barcelone et de flûte-tambour pour les enfants dans les « Tallers Arrels », il a écrit une méthode de vielle, Iniciacio à la viola de roda. Il enseigne actuellement la flûte-tambour à l’école de musique de Arenys de Mar à Barcelone.

Rafael Cortés (guitare)

Rafael Cortés qui vit en Allemagne est autant la quintessence d’Essen qu’il est Andalou. Il le doit à ses racines, une histoire commune à beaucoup d’enfants d’immigrés des années 60. Ses grands-parents ont émigré en Allemagne à l’époque de Franco et c’est là que ses parents se sont rencontrés. « Mon père venait d’un clan gitan à Grenade et ma mère du Nord de l’Espagne. Les familles étaient furieuses, les grands-parents des deux côtés arrivaient avec des préjugés et des menaces ». Comme souvent dans pareil cas, l’amour a triomphé, et Rafael est né. Lors de ses nombreux séjours à Grenade où la culture flamenco a été préservée dans sa forme la plus pure, Rafael s’est trouvé directement à la source. Il y a découvert le jeu de Paco De Lucia qui, à l’époque, attirait l’attention par son travail avec John McLaughlin et Al Di Meola : « J’ai réalisé qu’il y avait une autre façon de faire avec des accords et des échelles totalement différents. La curiosité que cela a suscité en moi m’a toujours accompagné depuis ». Cortés essaie d’apprendre de chacun, par exemple de son collègue El Macareno auprès de qui il a pris des cours intensifs pendant quelques années. Son style unique est composé de touches de musique classique, latine et jazz. Sa carrière se développe rapidement. En 1985, en écho à ses racines de la Ruhr, sa première apparition publique a lieu à la mine Carl*. Cinq ans plus tard, il participe à un premier travail en studio et peu après compose la musique du film « Der Strand von Trouville »*. Finalement, en 1999, paraît son premier album solo « Eclipse De Luna », qui sera suivi d’une série d’albums dont « Gitanos del Agua » enregistré à Madrid avec en vedette Javier Baron et El Cigala. Il connaît un succès pop flamenco avec la mégastar espagnole Rosa et s’associe à d’immenses vedettes comme Domingo Patricio, Carles Benavent et Maria Serrano. En 2007, le rêve devient réalité : Rafael partage la scène avec Paco De Lucia au festival de jazz de Leverkusen.

Après un tel flux d’évènements marquants, il recherche un peu de paix. Et c’est à quoi Rafael parvient avec sa nouvelle œuvre : « Parando El Tiempo ». « J’ai maintenant un studio chez moi, ce qui m’a permis d’enregistrer à chaque fois que j’en avais envie. Je pouvais presque arrêter le temps ».

* La mine Carl a été transformée en 1977 en centre culturel
* « Der Strand von Trouville » = « La plage de Trouville »