Beethoven et le piano : L’expression la plus singulière de son génie

samedi 6 octobre 2007 – 19h45 – Théâtre du Beauvaisis

Nicholas Angelich

Nicholas Angelich, piano
disques dans les médiathèques

BEETHOVEN

La Sonate n° 12 en la bémol majeur, opus 26

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Elle a été composée entre 1800 et 1801, publiée en 1802 et dédiée au prince Carl von Lichnowsky, son mécène depuis 1792. Beethoven a donné le titre de Marche funèbre sur la mort d’un héros au troisième mouvement.
Sa composition est contemporaine de celle de sa Première Symphonie.
Sa structure n’est pas habituelle, commençant par un mouvement lent sur un thème et variations avant de se poursuivre classiquement par les trois parties « rapide-lent-rapide ». La marche funèbre rappelle celle de sa Troisième symphonie composée un an plus tard.

La Sonate pour piano n° 32 en ut mineur, opus 111

Beethoven_pf_son_32_titleElle a été composée entre 1820 et 1822. Dernière sonate du compositeur, elle est, avec les 33 Variations sur une valse de Diabelli opus 120 (1823) et les deux recueils de Bagatelles opus 119 (1822) et opus 126 (1824), une des dernières oeuvres pour piano de Beethoven. Son second mouvement, une Arietta à variations, est parfois surnommé « l’adieu à la sonate ».
La difficulté, tant pianistique que musicale de cette sonate a valu à Beethoven l’incompréhension d’une partie du monde musical de l’époque. Avant même sa parution, le travail d’édition s’est avéré particulièrement laborieux ; les copistes, graveurs et correcteurs s’étant trouvés confrontés à une partition d’une complexité jusque-là inédite.
Aujourd’hui encore, cette sonate, et plus généralement l’ensemble des dernières oeuvres du maître, constitue une source d’inspiration pour de nombreux compositeurs. C’est là le privilège unique d’une musique qui a su acquérir une telle universalité et une telle valeur transcendantale qu’elle a pu à la fois regarder plusieurs siècles en arrière et plusieurs siècles en avant.

Beethoven et le piano

Bien que les symphonies soient ses oeuvres les plus populaires et celles par qui le nom de Beethoven est connu du grand public, c’est certainement dans sa musique pour le piano, ainsi que pour le quatuor à cordes, que se distingue le plus le génie de Beethoven. Très tôt reconnu comme un maître dans l’art de toucher le piano-forte, le compositeur va, au cours de son existence, s’intéresser de près aux développements techniques de l’instrument afin d’exploiter toutes ses possibilités.

Les 32 sonates pour piano, aujourd’hui considérées comme l’un des monuments dédiés à l’instrument, témoignent, encore plus que les symphonies, du cheminement stylistique du compositeur. Les sonates, de forme classique au début (exposition – développement – nouvelle exposition de deux thèmes), vont peu à peu s’affranchir de ce cadre et ne plus en garder que le nom, Beethoven se plaisant à commencer ou à terminer une composition par un mouvement lent, par exemple comme dans la célèbre sonate dite au Clair de Lune, à y inscrire une fugue (dernier mouvement de la Sonate n°31 en La Bémol Majeur, Op 110), ou à nommer sonate une composition à deux mouvements (les Sonates n° 19 et 20, Op 49, 1-2).

Au fur et à mesure, les compositions sont de plus en plus architecturées, et de plus en plus complexes. On peut citer parmi les plus célèbres l’Appassionnata (1804), la Waldstein de la même année, ou Les Adieux (1810). Dans la célèbre Hammerklavier (1819), longueur et difficultés techniques atteignent des proportions telles qu’elles mettent en jeu les possibilités physiques de l’interprète comme celles de l’instrument, et exigent une attention soutenue de la part de l’auditeur. Elle fait partie des cinq dernières sonates, qui forment un groupe à part, dit de la « dernière manière ». Ce terme désigne un aboutissement stylistique de Beethoven, dans lequel le compositeur, désormais totalement sourd, et maîtrisant toutes les difficultés techniques de la composition, délaisse les considérations formelles pour ne s’attacher qu’à l’invention et à la découverte de nouveaux territoires sonores. Les cinq dernières sonates constituent un point culminant de la littérature pianistique. La « dernière manière » de Beethoven, associée à la dernière période de la vie du maître, désigne la manifestation la plus aiguë de son génie, et n’aura pas de descendance.

Liens :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Ludwig_van_Beethoven
http://www.lvbeethoven.com/index_Fr.html
http://www.musicologie.org/Biographies/b/beethoven.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Sonate_pour_piano_n%C2%B0_12_de_Beethoven
http://fr.wikipedia.org/wiki/Sonate_pour_piano_n%C2%B0_32_de_Beethoven

Partitions libres de Beethoven dans International Music Score Library Project

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Commentaires

C’est super interessant ce qui est dit, et tres bien formule egalement. Bravo. Magnifique. Je redige en ce moment une these pour un examen. Dans mon recital, je joue la sonate op. 26 no. 12. La fameuse marche funebre ‘ sur la mort d’un heros’. J’ai besoin de pas mal d’info sur Beethoven par rapport a cette sonate. Ou il l’a ecrite, fait-il reference a quelqu’un de special par rapport au ‘heros’? et peut-etre son sentiment personnel par rapport a cette marche funebre.

Je cherche en vain des explications pour completer ma these. Si quiconque a des info merci de me les transmettre.
Merci
christel

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