Sophie Toscano : création mondiale
dimanche 7 octobre 2007
Retrouvez ci-dessous la vidéo de la création mondiale Camera oscura, interprétée par Sophie Toscano, suivi des explications du compositeur Vincent Manac’h.
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Composé à l’attention de Brigitte Engerer, Camera obscura appartient à un recueil de pièces pour piano intitulé Graphes, réunissant différentes tentatives d’« écritures » sonores d’impressions sensitives caractéristiques : une sensation tactile, une image ou une impression visuelle plus diffuse. Pourtant rien de plus éloigné dans ce projet que l’idée vieille comme le monde d’une « représentation » musicale, d’une description. L’axe de recherche de ce chantier pianistique en cours d’élaboration, c’est l’épaisseur de la perception face à un objet et son inscription par le biais des sons dans un espace poétique ouvert à celui qui regarde, à celui qui écoute.
Dans un sens, interpeller un oeil sonore.
L’idée de Camera obscura fut enclenchée par la découverte du photographe américain Abelardo Morell. Dans une série de photographies réunies sous l’appellation du procédé de la « chambre obscure », Morell initie l’idée d’utiliser différents espaces intérieurs (une chambre, un bureau, etc.) comme d’immenses appareils photographiques dont il obstrue les fenêtres par un revêtement ne laissant pas passer la lumière. En perçant une unique trouée dans laquelle s’engouffre toute la lumière de l’extérieur, on assiste alors progressivement à la surimpression de deux images, celle, réelle, de l’intérieur et le reflet magnifié mais inversé de l’extérieur. Ces deux réalités, l’une présente, l’autre projetée constituent la matière de cette série d’images. Ce qui est remarquable dans le travail de Morell, c’est bien entendu qu’il ne s’arrête pas à la simple représentation d’un « truc » photographique mais qu’il nous plonge, par le biais d’un support à deux dimensions, dans des perceptions d’espaces sans fin : il n’y a plus simplement une réalité et un reflet de réalité mais un imaginaire démesuré d’espaces.
amera obscura n’est donc pas la représentation musicale d’une image.
Toute la pièce s’articule autour d’un son, le mi bémol au milieu du clavier, d’où vont s’étirer puis vers lequel vont se résorber différents espaces sonores, traversés par des objets qui s’éloignent, se rapprochent, s’entrecognent. Mon principal intérêt était d’inscrire dans l’écriture même du piano (dans la solitude du lieu où il sonne) la sensation d’espaces évolutifs, mosaïques de creux, de plis tour à tour repliés ou déployés, de spirales irrégulières qui ouvriront peut-être à l’auditeur un imaginaire en relief.
Sophie Toscano
Née en 1985, Sophie Toscano se consacre au piano depuis l’âge de 6 ans.
Entrée au Conservatoire National de Région d’Aubervilliers-La Courneuve, elle obtient en 2002 un 1er prix à l’unanimité.
En 2004, elle réussit le concours d’entrée au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris (CNSMDP), 1ère nommée à l’unanimité.
Depuis, elle poursuit son évolution et développe notamment son goût pour la musique
contemporaine dans la classe et sous les conseils de Brigitte Engerer.
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Composé à l’attention de

Chère Sophie,
Je suis éblouie par ce concert où tu as réellement brillé!( bravo pour ta tenue !!!) ….Bravo également au compositeur car c’est une très belle pièce!
En tout cas j’espère que tu continueras dans cette voie et surtout ne t’en fais pas pour la fin de l’année!
c’est un message un peu personnel, mais bon j’avais envie de te l’envoyer!
bise nairi