Place aux jeunes !
Dimanche 12 octobre 2008
Maladrerie Saint-Lazare, 11h00
Ils ont suivi les master class de Boris Berezovsky et ce matin les voilà sur la scène, prêts pour le grand saut : accueillez-les chaleureusement, et dites-vous que vous allez peut-être être les premiers à entendre les stars de demain…
La toute jeune Varduhi Yeritsyan (http://www.varduhi-yeritsyan.fr/ – http://www.varduhi-yeritsyan.com/) est née en Arménie d’un père et d’une mère pianistes. Bon sang ne saurait mentir. Admise à 7 ans à l’école spécialisée de musique pour enfants surdoués, elle en sort à 16 ans avec un premier prix, avant d’aller au Conservatoire supérieur d’Erevan où elle étudie trois ans.
En 2002, elle s’installe en France et entre dans la classe de Brigitte Engerer au Conservatoire supérieur de musique de Paris. Elle est sélectionnée par « Holland music Session » pour une série de concerts avec le violoncelliste Giorgi Kharadze, « Neu Masters in Tour » qui l’amène à se produire dans les plus grandes salles européennes. « Révélation classique 2007 » de l’Adami, elle remporte la même année le concours « Avant scènes » du Conservatoire de Paris.
Fort tempérament et brillante musicienne, son répertoire va aujourd’hui à la musique russe ou arménienne. Elle a choisi la Deuxième sonate de Prokofiev, une œuvre écrite alors que le compositeur avait 21 ans, quasiment l’âge de la pianiste. Place aux compositeurs arméniens, avec Improvisation d’Arno Babadjanian (1921-1983), suivie d’une pièce d’Aram Khachaturian, très connu pour sa fameuse Danse du sabre et qui a écrit quelques rares pages pour piano, dont cette Toccata en mi bémol mineur (1932)
Né en 1990 à Mulhouse, Augustin Voegele débute le piano à six ans. A huit ans il entre à l’Ecole nationale de musique de Colmar dans la classe de Rena Shereshevskaya. A neuf ans, premier concert public, à dix, premier concert avec orchestre. Il travaille avec de grands maîtres comme Vladimir Kraïnev, Brigitte Engerer ou François-René Duchable et suit actuellement les cours de l’Ecole Normale Alfred Cortot de Paris dans la classe de Rena Shereshevskaya. Boursier de la fondation Zygmunt Zaleski, il participe à plusieurs concours internationaux, et obtient de nombreux prix.
Augustin Voegele a choisi d’interpréter les Fantaisies op.116 (n° 1, 4 et 7) de Brahms, véritable testament d’un compositeur au crépuscule de sa vie. Ces pièces que Brahms surnomma les « berceuses de ma souffrance » sont autant de confidences qui exigent de la part du pianiste une grande intériorité. A l’opposé, la Valse de Maurice Ravel, brillant tourbillon, dans sa version d’origine pour piano à deux mains (Ravel en fera une version pour deux pianos, puis pour orchestre). Mais la légèreté de cette œuvre n’est qu’apparente : son caractère inéluctable crée une impression de fatalité qui finit par être angoissante.
Si Paolo Rigutto commence le piano relativement tard, à 8ans, c’est que sa famille, très au fait des difficultés d’un métier exigeant, a essayé de le raisonner. Peine perdue ! La passion pour la musique sera plus forte.
Il n’en continuera pas moins de poursuivre une scolarité brillante à l’Ecole Alsacienne, qui se conclura en 2007 par un bac littéraire mention très bien tandis qu’il suivait les cours de Rena Shereshevskaya à l’Ecole Normale de Paris.
Ses parents étant partis en Avignon, il travaille au CNR de Marseille dans la classe de Fernando Rossano, qu’il suit au CNR de Saint-Maur jusqu’en 2006 tout en recevant parallèlement des cours de Jacques Rouvier.
Alors qu’il finissait sa terminale, c’est la rencontre avec Brigitte Engerer, qui l’accepte dans sa classe au Conservatoire supérieur de musique de Paris.
Le champ est libre pour se consacrer à la musique !
Ce matin, c’est Liszt qui l’occupe entièrement : il nous fait entendre la Vallée d’Obermann, extrait de la Suisse, première année des Années de Pèlerinage qui en comporte trois. Cette pièce tient son nom d’Obermann, un roman autobiographique de l’écrivain français Sénancour publié en 1804 et qui est l’apogée du romantisme. Cette page, une des plus célèbres du compositeur hongrois, est un torrent de virtuosité et d’émotions.
Changement d’atmosphère avec Funérailles, la septième des dix pièces des Harmonies poétiques et religieuses, titre emprunté à Lamartine. Composée en souvenir de trois victimes de la révolution qui déchira la Hongrie de 1848 à 1850, cette partition est une sorte de marche funèbre à la gloire de ces héros.
Nathalie Krafft
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