Hommage à Chopin

A l’occasion du bicentenaire de la naissance du compositeur, les concerts sont présentés par Alain Duault.

« Il n’est ni polonais, ni français, ni allemand ; il descend du pays de Mozart, de Raphaël, de Goethe : sa vraie patrie est le royaume enchanté de la poésie. » A ces mots du poète Henrich Heine évoquant son ami Frédéric, on pourrait ajouter que sa vraie patrie était aussi le piano, auquel il a confié son âme.

Justyna, la mère de Frédéric, était polonaise; son père, Nicolas, précepteur auprès d’enfants de la noblesse polonaise, français. Né près de Varsovie le 1er mars 1810, Frédéric mourra à Paris le 17 octobre 1849. Enterré au Père Lachaise, son coeur est à Varsovie (ce n’est pas une image), enchâssé selon son voeu dans le pilier d’une église.

En 1830, alors qu’il est à Vienne, éclate à Varsovie une insurrection contre l’occupation russe : il ne reverra plus jamais la Pologne, la France devient sa deuxième patrie. Ce pays qu’il a perdu, il le réinventera dans la musique qui portera, comme un portefaix, tout le poids de sa nostalgie. La musique auquel il livrera aussi, tout au long de sa vie, se joies et ses peines.