Intermittences des coeurs

La première, la pianiste russe Elena Bashkirova, est la fille du légendaire professeur Dmitri Bashkirov dont elle-même a été l’élève.
Le second, le violoniste Michael Barenboim, est le fils du célèbre pianiste chef d’orchestre Daniel Barenboim et d’Elena Bashkirova…
Sur scène, leur complicité irradie les oeuvres qu’ils jouent ensemble, telles cet après-midi la « Sonate pour piano et violon n°5 » écrite par un Beethoven de 30 ans et baptisée « Le printemps », une pièce pleine de brio et d’allégresse, ou bien, dans un climat à l’exact opposé, la « Sonate pour violon et piano n°1 » composée par un Schumann alors dans une période très sombre.
Entre ces moments de dialogue fécond, viennent s’insérer d’intenses monologues dédiés à la musique d’aujourd’hui : « Intermittences » pour piano solo du compositeur américain Elliott Carter, dont le centenaire a été fêté il y a deux ans, et « Anthèmes I » pour violon solo de Pierre Boulez.
Entre Boulez et Beethoven, Schumann et Carter, le duo fait le grand écart pour nous faire vivre la musique dans toutes ses dimensions.