Nuits de l’âme

« Les Nocturnes de Chopin ne chantent pas la nuit : ils chantent le silence de l’âme quand celle-ci se replie sur elle-même. »

Les 21 Nocturnes de Chopin, qui sont autant de poèmes musicaux, ont « provoqué » en l’écrivain Jean-Yves Clément 21 poèmes en toutes lettres. « Provoqué », car les poèmes de Jean-Yves Clément ne prétendent pas être la traduction en mots des chefs d’oeuvre de Chopin, ni leur illustration. Ils sont le propre souffle de l’écrivain insufflé par le souffle musical du compositeur, lequel n’aura sans doute jamais été autant inspiré par le bel canto, qu’il aimait tant, que dans ces pièces.

« Pour Brigitte Engerer, ce partage de minuit » : en dédiant à la pianiste son recueil de poèmes les « Nuits de l’âme », Jean-Yves Clément ignorait certainement que c’est la scène, aussi, qu’il allait partager avec elle. Mais qui mieux que lui, et qui mieux qu’elle, ne pouvaient rendre justice à ces oeuvres qui se parlent à travers les siècles, comme des miroirs de l’âme de Frédéric Chopin, l’amoureux de la voix ?