Hommage à Brigitte ENGERER

Brigitte Engerer était la bonne fée de la soirée de clôture de Pianoscope : avec une élégance pleine de coeur, elle recevait ses hôtes musiciens un peu « comme à la maison » pour une chaleureuse soirée musicale.
Ce soir, Brigitte Engerer sera aussi parmi nous, à travers ses amis qui sont venus lui rendre hommage et à travers cette musique partagée qui était son plus grand bonheur. Tous les pianistes prévus à ses côtés sont bien sûr présents : Boris Berezovsky, Paolo et Bruno Rigutto, Jean-Bernard Pommier, François Chaplin, Adam Laloum. Mais ses amis les plus proches, notamment la pianiste Hélène Mercier, le violoncelliste Henri Demarquette, l’écrivain Jean-Yves Clément, sont venus aussi participer à cette soirée exceptionnelle.
La tradition d’une création lors de ce concert du dimanche a bien entendu été maintenue : Brigitte y tenait, c’était pour elle une contribution indispensable à la « marche » vivante de la musique. Ce soir, il s’agit de Heathcliff, une pièce pour deux pianos du compositeur Philippe Hersant. L’oeuvre est inspirée par la musique du ballet Heathcliff, du nom du héros des Hauts de Hurlevent, l’unique roman d’Emily Brontë, que Hersant avait composé pour l’Opéra de Paris.

HEATHCLIFF : création pour 2 pianos de Philippe HERSANT, interprètée par Bruno et Paolo RIGUTTO

Boris BEREZOVSKY, piano
François CHAPLIN, piano
Jean-Bernard POMMIER, piano
Adam LALOUM, piano
Hélène MERCIER, piano
Henri DEMARQUETTE, violoncelle
Jean-Yves CLEMENT, récitant

 

Concert enregistré par France Musique

 

Récital Adam LALOUM

SCHUBERT extraits des Moments Musicaux (n° 2 et 5)
SCHUBERT sonate D960, en si bémol majeur.

Au bord du rêve

Tout en remportant en 2009 le Premier prix du prestigieux concours Clara Haski, le tout jeune Adam Laloum -il est né en 1987- suivait à Hambourg les cours du pianiste Evgeny Koriolov, réputé pour son exigence et lui aussi Prix Clara Haskil (1977). Le jeune homme ne s’est pas laissé impressionner par les honneurs. Depuis, il mène une belle et discrète carrière, faisant ainsi la preuve qu’il n’est nul besoin de costume à paillettes, d’entretiens fracassants ou de mariages rutilants pour connaître une vie de musicien accomplie. D’autre part, Adam Laloum ne s’attache pas à un répertoire particulier mais fait son miel des compositeurs les plus divers au gré de son appétit de découvertes.
C’est dans l’univers de Schubert qu’il nous fait pénétrer avec des extraits des Moments Musicaux et la Sonate n°23 D960, une oeuvre au bord du rêve et peuplée d’ombres, écrite deux mois avant sa mort.

Concert tremplin, jeunes pianistes

Célia Oneto Bensaid
DEBUSSY La Soirée dans Grenade, estampes 2
SCHUMANN Sonate n°2 en sol mineur, opus22

Duo QIN-TOSCANO
SCHUBERT fantaisie en fa mineur op.103
BIZET : Jeux d’enfants opus 22
LISZT rhapsodie hongroise n°2

 

Blés verts

De ces trois jeunes pianistes que Pianoscope nous fait découvrir à l’occasion de ce concert tremplin, l’on ne saurait dire lesquelles sont les plus singulières : de Célia Oneta Bensaid, 20 ans, qui étudie tout aussi bien le piano que l’orgue… Ou du duo Qin-Toscano, composé en 2009 de Jing Jing Qin, une Chinoise de Shangaï, et de Sophie Toscano, originaire de l’Ile de France. Mais ce n’est pas tant leur rencontre qui est rare que leur volonté, affirmée très jeune, de former un duo parallèlement à leur carrière de soliste.

Avec La soirée dans Grenade, deuxième partie des Estampes de Debussy, Célia Oneta Bensaid nous entraîne en Andalousie dans un voyage imaginaire, sombre et intense, tandis que la Sonate n°2 de Schumann nous parle avec passion des intermittences du coeur.

Le duo Qin-Toscano a choisi une oeuvre majeure du répertoire pour piano à quatre mains, la Fantaisie en fa mineur de Schubert, et les plus rares Pièces d’enfants de Bizet, écrites aussi pour quatre mains. Des 19 rhapsodies hongroises que Liszt composa, le compositeur en arrangea certaines pour piano à quatre mains, dont la deuxième, la plus célèbre.

Soirée Russe

TCHAÏKOVSKY Variations
RACHMANINOV 5 préludes, opus 23
CHOSTAKOVITCH 2ème et 3ème mouvements de la Sonate pour alto et piano, opus 147

MEDTNER 5 contes de Fée
ARENSKI Quintet avec piano en ré majeur, op. 51

Invitation au voyage

A peine s’accordent-ils pour entamer les premières mesures d’une pièce de Prokofiev, de Stravinsky ou d’Arenski, que toute la glace de la Mer baltique se met à fondre… Ils, ce sont le pianiste Boris Berezovsky, le violoncelliste Henri Demarquette, les altistes Ellina Pak et Gérard Caussé, le violoniste Michaël Guttman, qui pratiquent ensemble régulièrement le répertoire de la musique de chambre russe pour lequel ils semblent être faits.
Condensé de sensations, la musique de chambre russe est un miroir saisissant de vérité de la psyché slave. De Tchaïkovsky à Chostakovitch, les compositeurs russes y ont exprimé la part la plus intime de leurs émotions, ce qui en fait un véritable abrégé des plus brûlantes passions. L’écoute d’une seule note de cette musique est une invitation au voyage, tant mentale que physique. Alors laissons-nous transporter vers les rivages méconnus du quintette d’Anton Arenski, ce compositeur pianiste de formation qui a été le professeur de Rachmaninov et de Scriabine, ou vers les berges plus familières de pièces de Serge Prokofiev et d’Igor Stravinsky.

Boris BEREZOVSKY, piano
Henri DEMARQUETTE, violoncelle
Gérard CAUSSÉ, alto
Michaël GUTTMAN, violon
Ellina PAK, violon

Récital Jean-Bernard POMMIER

BEETHOVEN : sonate no. 25 en sol majeur, op. 79, Alla tedesca
BEETHOVEN : sonate no. 2 en la majeur, op. 2 n° 2
BEETHOVEN : sonate no. 23 en fa mineur, op. 57, Appassionata

Beethovenmania

A 17 ans, en 1962, devant un jury présidé par le légendaire pianiste russe Emil Guilels, Jean-Bernard Pommier deviendra le plus jeune finaliste du Concours Tchaïkovski. De quoi tourner bien des têtes. Pas celle de Jean-Bernard Pommier, qui, à l’instar de son maître Yves Nat, s’astreindra à la pratique beethovenienne : il enregistrera l’intégrale des sonates ainsi que celle des concertos sous la direction de Daniel Barenboim. Une empreinte indélébile dans la vie d’un pianiste, qui plus est chef d’orchestre puisque Pommier l’est aussi devenu.

C’est donc à un récital Beethoven que nous convie ce héraut du maître de Bonn. La juvénile Sonate n°2 op.2 n°2 constitue les prémices du monument que Beethoven allait édifier à l’instrument piano, mais prémices qui contiennent déjà toute la grandeur de sa pensée. Dans la Sonate n°25 op. 79, affublée de deux surnoms, Alla Tedesca du nom du premier mouvement, ou bien le Coucou, se reflètent toutes les facettes du génie beethovenien. Quant à la Sonate n°23 op. 57 Appassionata, c’est bien ce « torrent de feu dans un lit de granit » décrit par Romain Rolland qui imprime sa marque dans toutes les mémoires.

 

Concert enregistré par France Musique

 

Récital François CHAPLIN

Debussy et ses amis
MOZART sonate k330 en do majeur ( Allegro- andante – allegretto )
CHOPIN 1er nocturne opus 9
CHOPIN étude opus 25 n°1
DEBUSSY étude pour les arpèges composés
FAURÉ 1er nocturne en mi bémol mineur
CHOPIN valse opus 34 n°1
DEBUSSY valse romantique
DEBUSSY 2 préludes (extraits du 1er livre)
Les sons et les parfums tournent dans l’air du soir – la Cathédrale Engloutie
DEBUSSY 1ère arabesque
jardins sous la pluie (extrait des estampes)

 

Debussy et ses amis : Chopin, Mozart, Fauré et les autres…

Pour fêter le 150 ème anniversaire de la naissance de Debussy dont il est un amoureux fidèle – il a enregistré il y a une dizaine d’années l’intégrale de son oeuvre pour piano-, François Chaplin a voulu souligner les amitiés tout à fait virtuelles mais authentiquement musicales qui rapprochent le compositeur de certains de ses confrères, Debussy n’ayant bien sûr connu ni Mozart ni Chopin. Il a en revanche été en relation étroite avec Fauré puisqu’il lui a succédé dans le coeur d’Emma Bardac : il en a été le mari après que Fauré en a été l’amant. Pour autant, cette promiscuité n’en a fait ni de vrais amis ni des ennemis farouches. Car Debussy est unique : sans filiation ni descendance réelles, seule la proximité des univers musicaux peut le lier. Il se sentait ainsi très proche de Chopin : il a dédicacé ses « Etudes » A la mémoire de Chopin et ses « Préludes » sont aussi un hommage au compositeur polonais. Les titres mêmes des pièces de Debussy que joue Chaplin ramènent à Chopin –Etude, Valse et Prélude, tandis que la limpidité chatoyante de la sonate K330 en do majeur de Mozart évoque certaines atmosphères debussystes. et que le Premier nocturne en si bémol mineur de Chopin renvoie au Premier nocturne en mi bémol mineur de Fauré. Un fascinant jeu miroirs.

Trio WANDERER

Vincent COQ, piano
Raphaël PIDOUX, violoncelle
Jean-Marc PHILLIPS-VARJABÉDIAN, violon
BEETHOVEN trio op70 n°1
LISZT Tristia
BRAHMS trio op. 8
Concert co-réalisé avec le Théâtre du Beauvaisis, scène nationale de l’Oise

 

Esprits, vous êtes là…

Escale beauvaisienne sur le parcours 2012 du Trio Wanderer qui a choisi le voyage comme nom de famille. Un nom riche de sens liés aux chantres du romantisme allemand : Schubert, qui a écrit le lied Wanderer, nom qui sera donné plus tard à une de ses oeuvres majeures pour le piano. Mais aussi Carl David Friedrich, un peintre dont le tableau Der Wanderer  figure effectivement un voyageur solitaire. Les Wanderer, eux, sont trois depuis 25 ans, et cette halte en Picardie est aussi l’occasion de fêter leur anniversaire qui est aussi celui de la musique.

Car dès qu’ils se retrouvent sur scène, l’étincelle jaillit entre eux comme des silex frottés par de bons génies. C’est cet instant magique que nous vous invitons à découvrir dans des oeuvres empreintes du plus grand lyrisme : le Trio op.70 n°1 de Beethoven, surnommé les Esprits, par le caractère quasiment surnaturel de son deuxième mouvement en apesanteur, le Trio op.8 n°1 de Brahms, magnifique élégie crépusculaire écrit pourtant par un tout jeune homme et Tristia, transcription par Liszt de la Vallée D’obermann, une pièce pour piano appartenant aux Années de pélerinage.

 

Concert diffusé en direct sur Radio Classique

Yaron HERMAN Quartet

Concert en partenariat avec l’Ouvre-Boîte, salle de musiques actuelles.

All that jazz

Comment un pianiste peut-il naître d’une blessure au genou ? Une histoire à dormir debout qu’a vécue, tout éveillé, Yaron Herman, un extra-terrestre de la scène du jazz : avant l’âge de 16 ans, ce jeune Israélien né en 1981 n’avait jamais touché un piano ! Mais alors qu’il s’apprête à devenir basketteur, un problème au genou brise son rêve. Immobilisé, il prend des cours de piano pour se « distraire » et c’est la révélation : Yaron est un surdoué du clavier… En 2008, alors qu’il s’est installé en France, il décroche la Victoire du Jazz de la révélation instrumentale, et commence à conquérir les scènes du monde entier.
Yaron Herman se produit souvent avec d’autres musiciens, comme ici à Beauvais avec son Quartet.
Au gré de leur inspiration, ils vont nous entraîner sur les sentiers du jazz, de la musique classique, du folklore israélien, de la pop et de l’improvisation.
Et tant pis pour le basket !

Distribution

Emile PARISIEN, saxophone
Stephane KERECKI, contrebasse
Ziv RAVITZ, batterie
Yaron HERMAN, piano

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Film hommage à Brigitte ENGERER

Projection du film Hommage à Brigitte ENGERER

réalisation : Benjamin BLETON
avec la participation de France 2 et du C.N.C, entrée libre.

Entrée libre